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Naufrage mortel à Terre-Neuve : St. Lawrence sous le choc

Un hélicoptère de la Garde côtière et un hélicoptère de l'Aviation royale canadienne sur une piste d'aéroport.

Un hélicoptère, un avion et au moins un bateau de pêche appuient les recherches.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

L'opération de recherche et de sauvetage en cours depuis lundi au large de St. Lawrence a pris fin mercredi à 20 h 45, heure de Terre-Neuve.

Un pêcheur manque toujours à l'appel, mais la Garde côtière estime que les chances de le retrouver vivant passé ce délai sont minimes.

La Gendarmerie royale du Canada prendra le relais et traitera l'incident comme un cas de disparition.

Trois autres crabiers qui étaient à bord du même bateau ont été repêchés par les gardes-côtes mardi matin.

Une carte montrant où se situe St. Lawrence.

St. Lawrence se situe dans la péninsule de Burin, à Terre-Neuve.

Photo : Radio-Canada

Les corps d’Edward Norman, 67 ans; de son fils, Scott Norman, 35 ans; et de son neveu, Jody Norman, 42 ans; ont été découverts et retirés de l’eau mardi matin.

Isaac Kettle, un ami de la famille qui est dans sa trentaine, n’a pas encore été retrouvé.

L'équipage du bateau Sarah Anne a quitté le port de St. Lawrence, une communauté située à 350 km au sud-ouest de Saint-Jean, dans la nuit de dimanche à lundi pour pêcher le crabe, mais n’est jamais revenu.

St. Lawrence, un petit village de 1200 résidents, est sous le choc depuis le naufrage mortel, selon John Norman, le frère d’Edward Norman. Plusieurs résidents indiquent à Radio-Canada que la famille de pêcheurs est respectée et admirée dans la communauté et qu’en temps normal, l’église du village serait bondée de gens pour les funérailles.

Si on pouvait aller dans l’église, elle serait tellement pleine […] les gens ne pourraient pas s’asseoir, laisse tomber M. Norman.

Une situation « tragique »

Eric Reeves, un pêcheur de St. Lawrence qui connaissait les victimes, a participé aux recherches lundi et mardi et a retrouvé des débris du bateau. Tôt mardi matin, ils ont récupéré une tasse avec le nom du fils du capitaine.

Nous avons trouvé la tasse et on a vu le nom et c’est à ce moment que nous avons su que quelque chose de tragique s’était passé, raconte M. Reeves.

Des bateaux sur le bord d'un quai.

L'un des trois quais de pêcheurs de St. Lawrence.

Photo : Radio-Canada / Marie-Isabelle Rochon

Le bateau était équipé de deux radios, selon Eric Reeves, mais l’équipage n’a pas émis d'appel d’urgence. La Garde côtière confirme que le bateau n’avait pas de radiobalise de localisation de sinistres (RLS), un outil fortement recommandé par Transports Canada qui émet automatiquement un signal d’urgence en cas d’incident grave.

La Garde côtière note aussi que la météo était favorable et que les victimes retrouvées jusqu’à présent ne portaient pas de gilet de sauvetage, ce qui semble indiquer que l’accident est survenu très rapidement.

Quelque chose s’est passé très rapidement, c’est tout ce qu’on sait, explique Eric Reeves.

La Garde côtière ne voulait pas spéculer sur les causes du naufrage.

650 milles marins ont été couverts

En raison des conditions peu clémentes et de la faible visibilité, les opérations aériennes ont été suspendues mardi soir, mais ont repris mercredi matin. Les opérations en mer ont continué toute la nuit et la Garde côtière indique qu’elle a déjà couvert 650 milles marins carrés.

Deux bateaux et un hélicoptère de la Garde côtière, un avion de l'Aviation royale canadienne et plusieurs bateaux de pêche ont aidé aux efforts.

Avec les informations de Marie Isabelle Rochon

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