•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un entraînement de l'équipe de football du Rouge et Or soulève des questions

Ballon de l'équipe du Rouge et Or, de l'Université Laval, sur le sol du terrain de football du PEPS. Le ciel est couvert et le soleil sera bientôt couché. On distingue des morceaux de glace et de neige au loin sur le terrain.

Deux séances d'entraînement optionnel de l'équipe de football, lundi, ont soulevé des questions quant au respect des directives de santé publique.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Un entraînement physique de l’équipe de football du Rouge et Or sur le terrain du stade Telus, lundi, a fait des vagues jusqu’au service des activités sportives de l’Université Laval. La directrice Julie Dionne s’oppose à cette initiative qui allait à l’encontre des directives de santé publique, mais pointe une zone grise dans la reprise des activités sportives.

Mme Dionne explique avoir appris l'information après la tenue de deux entraînements optionnels lors desquels des joueurs de l’équipe de football effectuaient des exercices physiques sous la supervision d’entraîneurs du Rouge et Or.

On avait déjà avisé que je ne cautionnais pas ce genre de démarches parce qu’actuellement ce n’est pas permis par le gouvernement. Par contre, après avoir parlé aux entraîneurs de l’équipe de football, ils avaient quand même pris des mesures assez exceptionnelles côté santé et sécurité, explique la directrice du Service des activités sportives (SAS).

Ces mesures incluaient notamment un questionnaire à remplir pour les étudiants-athlètes, la prise de température corporelle et le respect en tout temps d'une distance d’au moins deux mètres entre chaque joueur présent.

Mais les entraîneurs savaient très bien qu’ils pourraient recevoir une amende ou du moins un avertissement de la police pour ça. On a fait le même rappel aux entraîneurs de cross-country et d’athlétisme.

Une erreur de bonne foi, plaide Constantin

Entraîneur-chef de l’équipe de football, Glen Constantin plaide une erreur de bonne foi dans le contexte où les installations sportives extérieures de l’Université Laval ont récemment rouvert leurs portes.

On essayait de combler un besoin de socialiser qui est criant actuellement parmi nos joueurs malgré les entraînements par vidéoconférence qu’on fait quelques fois par semaine.

Glen Constantin

Selon lui, un peu plus d’une vingtaine de joueurs sont venus s’entraîner en avant-midi et une quinzaine en après-midi. Divisés en cinq groupes, ils se prêtaient à des exercices de rapidité et de mobilité comme des sprints dans les escaliers des gradins du stade. Pas de football en tant que tel. Chaque joueur avait une portion de terrain ou de gradins lui étant réservée.

On pensait respecter toutes les consignes de santé publique, la seule où on était peut-être en infraction, c’est la supervision des entraîneurs. Mais nous, on croyait que c’était mieux, pour limiter les risques de propagation du virus, que ce soit encadré.

Des zones grises à clarifier

Après discussion avec la direction du SAS, Glen Constantin assure que l’initiative ne se reproduira plus d’ici à ce que les directives gouvernementales le permettent.

On va se conformer aux consignes. Il y a un paquet de choses qui peuvent se faire entre temps.

Une quinzaine de ses joueurs étant étudiants en éducation physique ou en intervention sportive, l’entraîneur-chef indique lui-même qu’il pourrait facilement mettre entre leurs mains l’organisation de ces entraînements de manière moins officielle. On ne veut pas jouer avec les mots, donc on ne fera pas ça, mais on espère que la suite logique va être de permettre ce genre d’entraînements supervisés.

L'entraîneur-chef du Rouge et Or de l'Université Laval Glen Constantin.

L'entraîneur-chef du Rouge et Or de l'Université Laval, Glen Constantin

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

C’est que le déconfinement étant sérieusement entamé, les étudiants-athlètes de tous les sports vont tout de même trouver le moyen de se rassembler, dit-il, sur le campus ou ailleurs.

Je sais que le gouvernement a plein de choses à gérer et ce n’est pas nécessairement une urgence, mais je pense que ce serait plus sécuritaire si c’est encadré.

Un point de vue partagé par Julie Dionne.

Le sport collectif extérieur n’est pas permis, mais je pense qu’il y a une zone grise quand les joueurs de soccer, de rugby ou de football font des exercices comme de la course et de la pliométrie avec leur propre matériel à plus de deux mètres de distance. J’espère que ces permissions-là vont venir rapidement. Pas juste pour nous, mais pour tous les jeunes sportifs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !