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Québec veut voir les étudiants des cégeps et des universités de retour en classe

Le gouvernement Legault souhaite que les directions de ces établissements se préparent à l’éventualité d’une deuxième vague.

Des gens marchent dans un couloir de l'UQAM.

Le campus étudiant de l'UQAM à Montréal

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Québec prépare le terrain en vue de la rentrée scolaire dans les établissements d’enseignement supérieur. S’il n'étudie pas la possibilité d’une session complète à distance, le ministère de l’Éducation n’omet pas le scénario d’une reprise des cours majoritairement virtuelle.

Plusieurs directions de cégeps et d’universités au Québec, comme l’Université Laval ou l’Université du Québec à Rimouski, ont d’ores et déjà indiqué qu’une bonne partie des cours se fera probablement en ligne.

Si les consignes de santé publique doivent être maintenues – comme la distance de deux mètres à respecter entre les personnes ou encore l’interdiction de rassemblement –, certains cours pourraient en effet se dérouler à distance, selon le ministère de l’Éducation.

Dans un document transmis aux partenaires du réseau, et dont Radio-Canada a obtenu copie, Québec étudie le scénario d’un retour en classe limitant la présence sur les campus à seulement de 30 à 35 % des étudiants.

En fonction de l’état de la situation en septembre prochain, les cégeps et les universités pourraient aussi accueillir 50 % des étudiants sur place; le reste de la session se ferait alors à distance, selon un autre scénario.

Un retour en classe impliquant la présence complète de tous les étudiants est aussi envisagé par le ministère, qui dit vouloir favoriser la présence des étudiantes et étudiants sur les campus.

L’idée d'une session complètement virtuelle n’est donc pas évaluée pour l’instant.

En présentant ces différentes options, le ministère de l'Éducation entend établir des lignes directrices communes à tous les établissements.

Et quel que soit le scénario retenu, le gouvernement Legault désire que des mesures sanitaires rigoureuses soient mises en place et qu’une attention particulière soit accordée aux étudiants qui ont un handicap, qui vivent de l’anxiété ou qui ont des contraintes technologiques et matérielles.

Québec veut également s’assurer que les directions des universités et des cégeps seront prêtes à réagir si jamais une deuxième vague de COVID-19 survenait. Le ministère leur demande d’élaborer un plan pour assurer la continuité des services, advenant la nécessité d’un confinement rapide d’une partie ou de l’ensemble des membres de la communauté.

Certains assouplissements mis en place par le ministre Jean-François Roberge au printemps pour faire face à la crise dans les cégeps pourraient être conservés. Le calendrier scolaire pourrait ainsi compter un minimum de 60 jours plutôt que 82, et la mention incomplet, qui signifie que le cours n’a pu être suivi jusqu'à la fin pour des raisons qui ne sont pas du ressort de l’étudiant, pourrait être accordée.

En cas de retour à la normale, la cote de rendement au collégial – communément appelée cote R – serait quant à elle comptabilisée à nouveau et l’épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature serait maintenue.

Quant aux écoles primaires et secondaires, le gouvernement Legault a déjà indiqué que la rentrée scolaire devrait se faire en personne. Si les règles de santé publique sont toujours en vigueur, il faudra toutefois songer à une présence partielle, soit un jour sur deux, selon l’un des scénarios envisagés.

Avec la collaboration d'Alex Boissonneault

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