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Les écoles pourront utiliser les ventilateurs, dit la santé publique de l’Estrie

Une petite fille avec un sac à dos vue de dos alors qu'elle entre dans la cafétéria d'une école.

La santé publique de l’Estrie a fait savoir que les ventilateurs sur pied pourraient être utilisés.

Photo : Getty Images / SDI Productions

Radio-Canada

Alors que l’utilisation des ventilateurs dans les classes suscite de l’inquiétude et divise les différentes commissions scolaires de la région en cette première vague de chaleur, la santé publique de l’Estrie a fait savoir, mardi que les ventilateurs sur pied pourraient être utilisés, mais sous certaines conditions.

Le ventilateur ne doit pas être dirigé vers le visage des gens s’il y a plusieurs personnes. Si c’est un ventilateur qui tourne, on le garde en position fixe pour éviter la circulation du virus, fait savoir le Dr Alain Poirier, directeur de santé publique en Estrie, en conférence de presse, mardi.

Le Dr Poirier explique que les ventilateurs sur pieds seraient normalement à éviter parce qu’ils pourraient faire circuler des gouttelettes. La décision de tolérer leur usage dans les établissements scolaires de la région a été motivée par le fait qu’il y ait un très faible nombre de cas de COVID-19 en ce moment en Estrie.

Comme on est dans une situation favorable en Estrie, on n’est pas en train de mettre tant en circulation le virus. Ce virus survit et se transmet parce qu’il est dans des humains, lance-t-il.

Feu vert pour les systèmes de ventilation et de climatisation

En ce qui concerne les systèmes de ventilation et de climatisation, ils peuvent être utilisés sans problème, selon Alain Poirier.

En attendant un avis officiel du gouvernement, un avis intérimaire a été transmis aux commissions scolaires, poursuit le Dr Poirier. Un avis qui contient des recommandations en lien avec la chaleur accablante qui s’installe dans la région pendant plusieurs jours.

Bien s’hydrater

Par ailleurs, la santé publique martèle l’importance de se mettre à l’abri de la chaleur dans un endroit frais et aussi de bien s’hydrater. Il faut boire des liquides de toutes sortes. De L’eau, du jus, des boissons pour sportifs qui n’ont pas de caféine. Il ne faut pas attendre d’avoir soif, fait savoir le Dr Poirier.

La santé publique recommande également aux écoles d’autoriser le remplissage des gourdes, alors que certaines d’entre elles interdisent cet acte afin de limiter les risques de propagation de la COVID-19.

Dans des jours comme ceux-ci, ce n’est pas une bonne idée [d’interdire le remplissage]. Il faut remplir plus d’une fois la fameuse gourde. Apporter une gourde le matin, ça ne suffit pas, souligne Alain Poirier. Il y a moyen de gérer le robinet pour les désinfecter”, croit-il.

Comme les enfants doivent s’hydrater régulièrement, on recommande que les enfants boivent de ¼ à ⅓ de tasse d’eau aux 20 minutes. Les gourdes doivent être remplies plusieurs fois dans la journée et on demande aux écoles de collaborer.

le Dr Alain Poirier, directeur de santé publique en Estrie
Des Sherbrookois au parc Jacques-Cartier.

Des Sherbrookois au parc Jacques-Cartier.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS fait savoir que les 26 centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de son territoire ont été préparés pour cette vague de chaleur extrême. Là aussi, on encourage l'usage de ventilateurs sur pied. Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS explique que les risques sont moindres car les résidents sont seuls dans leurs chambres et qu'aucun cas de COVID-19 n'a été déclaré depuis le 13 mars.

On n'a pas de zone chaude dans les CHSLD en Estrie.

Nancy Desautels, coordonnatrice des mesures d'urgence et de la sécurité civile au CIUSSS de l'Estrie – CHUS

De plus, tous les CHSLD de la région comptent au moins une aire commune climatisée, tout comme les corridors. Un tiers des chambres ont quant à elle la climatisation, souligne-t-on.

L'importance des espaces verts

De son côté, la Ville de Sherbrooke recommande aux citoyens de se rapprocher des plans d’eau et de profiter des espaces verts. Dans les parcs où c’est quand même assez facile de garder les règles de distanciation, dit Stéphane Simoneau, coordonnateur des mesures d'urgence de la Ville de Sherbrooke.

En cette période de pandémie où de nombreux lieux publics pour se rafraîchir ne sont pas ouverts, la directrice générale du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, Jacinthe Caron, rappelle pour sa part l’importance de lutter contre les îlots de chaleurs dans les municipalités.

Il y a plusieurs études qui en sont venues à la conclusion qu’habiter entre 200 et 500 mètres d’un espace boisé a une variété d'avantages tant au niveau de la gestion du stress que quand on vient juste à rejoindre le besoin primaire dont on parle, de se protéger de la chaleur extrême, souligne-t-elle.

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