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L'enquête sur le conseiller Rick Chiarelli se termine sans lui

Rick Chiarelli assis devant un ordinateur portable et un microphone.

Rick Chiarelli se trouve depuis des mois au cœur d'allégations selon lesquelles il aurait eu des comportements inappropriés envers plusieurs femmes.

Photo : CBC / Giacomo Panico

CBC

Après des mois de tentatives infructueuses d'interviewer le conseiller Rick Chiarelli, le commissaire à l'intégrité de la Ville d’Ottawa a décidé de conclure son enquête sur les allégations de comportements inappropriés entourant le conseiller du quartier Collège.

Le commissaire à l'intégrité Robert Marleau avait déjà fait savoir que plusieurs plaintes officielles concernant M. Chiarelli avaient été déposées entre le 6 septembre et le 8 octobre 2019.

Dans un rapport préliminaire qui sera présenté au conseil municipal mercredi, M. Marleau affirme que les efforts répétés de son bureau pour rencontrer le conseiller sont restés lettre morte.

Le commissaire à l'intégrité a même envoyé à quatre reprises une convocation officielle à la résidence du conseiller, mais personne n’aurait répondu à la porte. Au cours des trois premières tentatives, l'huissier a observé des individus dans la maison, peut-on lire dans le rapport.

Lors de la quatrième tentative, le 16 mars, l'huissier de justice a vu M. Chiarelli par la fenêtre, assis devant un ordinateur. Après avoir frappé et sonné, l'huissier a vu le défendeur regarder par la fenêtre, poursuit le document.

« L'huissier a agité l'enveloppe au défendeur et l'a informé qu'il s’agissait d’une assignation de la Ville d'Ottawa. Lorsque le défendeur a refusé de répondre à la porte, l'huissier a placé l'enveloppe devant la porte. »

— Une citation de  Rapport préliminaire du commissaire à l'intégrité

L'avocat de Rick Chiarelli, Bruce Sevigny, a fait valoir que le conseiller, qui a subi une opération cardiaque en décembre, n'a pas accepté la convocation en raison de la menace représentée par le coronavirus.

Vous avez suggéré que le conseiller Chiarelli essayait de se soustraire à la convocation, affirme Me Sevigny dans une lettre envoyée à Robert Marleau le 12 mai et transmise aux médias lundi après-midi par le personnel du bureau du conseiller municipal. Nous suggérons qu'il faisait preuve d'un jugement sain et responsable.

Me Sevigny accuse également le commissaire à l'intégrité d'avoir fait fi de la santé du conseiller municipal en envoyant, entre autres, une convocation au domicile de M. Chiarelli pendant la crise de la COVID-19.

Une enquête de CBC révélait l'automne dernier que 13 femmes alléguaient que M. Chiarelli avait eu un comportement déplacé à leur égard. Une de ces femmes affirme que, lors d'un entretien d'embauche, le conseiller lui a demandé de venir au travail sans soutien-gorge.

Une ancienne employée de la Ville d'Ottawa allègue également que le politicien lui a proposé de porter des vêtements révélateurs. Le conseiller nie ces allégations depuis des mois et affirme, par le biais de son avocat, être victime d'une chasse aux sorcières.

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