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Québec vient à la rescousse du Cirque du Soleil

Des artistes du Cirque du Soleil prennent la pose sur scène, en costumes et en action, dans le décor du spectacle.

Le Cirque du Soleil a dû mettre à pied 95 % de ses employés et annuler ses 44 spectacles dans le monde en raison de la pandémie de coronavirus.

Photo : Courtoisie, Daniel Desmarais

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec se dit prêt à octroyer un soutien financier allant jusqu'à 200 millions de dollars américains au Cirque du Soleil, gravement fragilisé par la pandémie de COVID-19.

Après avoir confirmé, au cours des dernières semaines, la tenue de discussions avec de potentiels investisseurs qui lorgnent le Cirque du Soleil, le ministre de l'Économie et de l'Innovation, Pierre Fitzgibbon, a annoncé formellement l'offre de Québec, mardi après-midi, au cours d'une mêlée de presse portant sur la réouverture des centres commerciaux.

Québec est prêt à injecter jusqu'à 200 millions de dollars américains, soit plus de 275 millions dollars canadiens.

Le ministre Fitzgibbon a fait état d'un accord de principe sur les modalités de la transaction, qui ferait de Québec l'un des créanciers de l'entreprise, conclu entre Investissement Québec (IQ) – le bras financier de l'État québécois – et les actionnaires actuels, soit le fonds d'investissement texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CPDQ).

Si, dans le processus, d'autres actionnaires [devaient acquérir] le Cirque, cet argent-là pourrait aussi être disponible, a indiqué M. Fitzgibbon, qui a affirmé que les propriétaires existants, avaient un plan pour relancer la compagnie. Ceux-ci ont récemment octroyé un financement d'urgence de 50 millions de dollars américains.

Le ministre a évoqué à la fois des conditions financières et non financières en échange de ce prêt.

Les impôts du Cirque vont continuer à être payés au Québec et au Canada, a-t-il insisté, assurant que le salaire des dirigeants serait très raisonnable.

Le siège social et le centre de décision vont être au Québec. Les brevets, propriétés intellectuelles, vont demeurer au Québec, et la haute direction va être résidente du Québec, a-t-il poursuivi.

Dans les circonstances, c'est une très belle transaction, a-t-il soutenu.

Refaire du Cirque une entreprise entièrement québécoise

M. Fitzgibbon a mentionné une clause prévoyant que Québec aurait l'option de racheter à un moment donné les parts de TPG et de Fosun, actionnaires à 80 % du Cirque. L'entreprise deviendrait alors une entité entièrement québécoise.

La raison pour laquelle nous avons supporté les actionnaires existants, c'est que nous voulions ancrer la reprise du Cirque au Québec. Un jour, le Cirque va redevenir détention québécoise.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie et de l'Innovation

Le ministre de l'Économie a refusé de s'avancer sur les modalités de la mécanique qui permettrait à Québec de racheter la participation étrangère, mais a assuré que cela s’effectuerait au prix du marché. L’État ne serait pas l'exploitant de l'entreprise, a-t-il cependant spécifié.

En plus d'envisager la faillite, le Cirque, aux prises avec une dette estimée à plus de 900 millions de dollars américains, a amorcé des démarches pour dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Le Cirque a dit à La Presse canadienne accueillir favorablement le soutien financier de Québec. Le fort intérêt [...] témoigne encore une fois de la force de notre marque et de l'importance de préserver le patrimoine québécois du Cirque, a déclaré sa porte-parole, Caroline Couillard.

Des acquéreurs potentiels sur les rangs

Il y a quelques jours, Guy Laliberté a dit souhaiter racheter l'institution qu'il a cofondée en 1984, puis vendue en 2015. Il avait vendu ses dernières actions dans le Cirque à la CDPQ pas plus tard qu'en février dernier.

Québecor a elle aussi signalé son intérêt pour l'entreprise, réclamant l'accès à ses détails financiers.

La firme américaine Providence Equity Partners compterait également parmi les investisseurs ayant un œil sur l'entreprise, selon le Globe and Mail.

La pandémie mondiale du coronavirus a paralysé les activités de l'entreprise de divertissement, la forçant à annuler ses 44 spectacles présentés aux quatre coins du monde et à mettre à pied 95 % de ses employés, soit près de 4700 personnes.

Il y a quelques jours, le Regroupement des artisans des arts du cirque (RAAC) a affirmé dans une lettre ouverte que le Cirque devait près d’un million de dollars à certains artisans contractuels.

Avec les informations de La Presse canadienne

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