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Des chercheurs veulent regrouper les tests pour augmenter le dépistage en Ontario

Puisque la plupart des échantillons sont négatifs, l'équipe regroupera les échantillons et ne testera à nouveau que les groupes qui s'avèrent positifs.

Deux hommes en sarrau et avec un masque devant de l'équipement de laboratoire.

Les docteurs David Bulir et Marek Smieja ont élaboré un protocole permettant d'analyser plus rapidement les tests de dépistage de la COVID-19.

Photo : St Joseph Healthcare

Radio-Canada

Le Dr David Bulir de l’Université McMaster propose de regrouper les échantillons de tests pour accélérer le processus de dépistage de la COVID-19, même si l'Ontario peine à atteindre sa capacité de 20 000 tests par jour.

En combinant des échantillons à l'aide d’équipement spécialement conçu pour cette tâche, M. Bulir pense que son équipe et lui peuvent multiplier jusqu'à huit fois le nombre d'échantillons testés en Ontario.

Si vous testez deux échantillons ensemble, vous doublez automatiquement la capacité de tests en Ontario en un rien de temps , explique-t-il.

Comment ça marche?

En utilisant des écouvillons et un liquide spécialement conçu pour transporter les échantillons, M. Bulir et son équipe prélèvent des portions égales d'échantillons pour en extraire le matériel génétique.

Ils placent le tout dans une machine et les chercheurs entrent le nombre d'échantillons qu'ils veulent grouper. Ensuite, la machine termine les tests.

Ce protocole repose sur l'hypothèse que la plupart des résultats sont négatifs.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Si un lot de tests est déclaré positif, l'équipe teste tous ces échantillons de façon individuelle pour déterminer lequel ou lesquels sont positifs.

Par exemple, si 100 échantillons sont regroupés par quatre, cela fait 25 tests.

Si quatre tests sont positifs sur les 25 groupes, alors nous reviendrions et testerions individuellement ces 16 échantillons. Il n'y aurait donc que 41 tests au lieu de 100, explique-t-il.

Il concède cependant que l’analyse de plusieurs échantillons à la fois n'est pas idéale dans toutes les circonstances.

Si un endroit est touché par une épidémie, vous pourriez vouloir tester tout le monde parce qu'il y a de fortes chances que si vous combinez trois échantillons, chacun d'entre eux soit positif, croit-il.

Mais si vous avez une maison de retraite qui a déjà été testée négative, vous avez un très faible risque que quelqu'un y soit positif, donc pour les tests en cours, vous pourriez peut-être en combiner quatre ou cinq, explique-t-il.

Un protocole bientôt mis à l'essai

L'équipe de Hamilton a envoyé 25 000 de ses éprouvettes avec des écouvillons et le liquide nécessaire dans les réseaux hospitaliers de Toronto et d'autres hôpitaux, qui commenceront à envoyer des échantillons à l'équipe pour qu'elle les teste.

Des échantillons seront d'abord testés de la manière standard, un par un, puis les tests seront regroupés afin de déterminer le nombre idéal d'échantillons à combiner.

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Toronto

Santé publique