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Des microplastiques détectés dans les sédiments du bassin versant du Témiscamingue

Un homme agenouillé dans des herbes au bord 'un cours d'eau prélève un échantillon.

Vital Idossou, chargé de projet à l'OBVT, réalise des échantillonnages dans des sédiments.

Photo : Gracieuseté de l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT)

Tanya Neveu

Des échantillonnages, réalisés notamment par l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT) en 2019, démontrent la présence de faibles quantités de microplastiques dans les sédiments du bassin versant du Témiscamingue.

Six sites ont été analysés à partir de la rivière Kinojévis, à Rouyn-Noranda, jusqu’au sud du lac Témiscamingue. La plus grande valeur observée est de 6,72 microplastiques par kilogrammes de sédiments, dans le lac Témiscamingue, près de Notre-Dame-du-Nord.

Les résultats démontrent toutefois des quantités plus faibles que ceux obtenus lors d'une étude réalisée il y a quelques années, en 2016, dans laquelle des quantités surprenantes de microplastiques avaient été observées en suspension dans les eaux du lac Témiscamingue. Le directeur général de l’OBVT, Yves Grafteaux, explique que les microplastiques peuvent provenir de multiples origines.

Ça peut être la dégradation des plastiques qui se sont retrouvés dans l’environnement comme des sacs qui ont volé dans les fossés au bord du chemin. Ça peut être des morceaux de vêtements. Quand on fait notre lavage, il y a beaucoup de fibres, quand c’est des textiles synthétiques, il y en a qui se retrouvent dans l’eau et qui passent à travers notre système d’épuration pour se retrouver dans l’environnement aussi, indique Yves Grafteaux.

Zoom sur un échantillon observé au microscope.

Vue microscopique de fibres de microplastiques retrouvés à Notre-Dame-du-Nord.

Photo : Gracieuseté de l'Organisme de bassin versant du Témiscamingue (OBVT)

Impact environnemental

L’OBVT rappelle que les microplastiques, même en faibles quantités, présentent un risque pour l’environnement. Les micro-organismes, comme le plancton et les petits poissons, peuvent les (les microplastiques) confondre avec leur alimentation naturelle. Ils entrent en compétition pour l’espace dans l’estomac de ces animaux-là. Ça veut dire que la chaîne alimentaire en est affectée, ajoute Yves Grafteaux.

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