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Reprise des courses de chevaux au pays

Trois cavaliers et leur montures passent devant la ligne d'arrivée au grand galop.

Des cavaliers et leurs montures franchissent la ligne d'arrivée, lundi soir à l'hippodrome de Winnipeg, où se sont déroulées les premières courses de chevaux de la saison au pays.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Radio-Canada

Les courses de chevaux reprennent au pays, et c’est à Winnipeg que les toutes premières courses de la saison ont eu lieu lundi soir. Et, mesures de sécurité obligent, si les jockeys étaient en piste, les amateurs ont dû suivre les courses sur l’écran de leur téléviseur, à la maison.

Un texte d'Ezra Belotte-Cousineau

Gradins vides, pompes à bière silencieuses. Les chevaux se sont élancés hors des paddocks, lundi, mais dans l'hippodrome de Winnipeg, l’ambiance n’était pas tout à fait au rendez-vous. Le fait que la course a pu avoir lieu est cependant déjà une victoire pour le directeur général d’Assiniboia Downs, Darren Dun.

Alors que les autres organisations sportives comme la NBA ou la LNH peinent à trouver des solutions pour reprendre leurs activités, la nature même du sport équestre lui donne une porte de sortie, explique-t-il.

Dans plusieurs juridictions, dit-il, les courses n’ont pas été interrompues. C’est le cas aux États-Unis. Nous avons contacté ces organisations, analysé et suivi leurs protocoles, pour comprendre comment ils travaillaient de façon sécuritaire. Donc, nous avions un modèle qui fonctionnait et nous avons confirmé avec le gouvernement que nous pouvions aller de l’avant.

Samedi matin, à l’entraînement, l’équipe était fébrile, deux jours avant la première course de la saison. Dans les paddocks, la routine des préparatifs suivait son cours, à l’ombre de la COVID-19.

Un jockey et son cheval en entraînement, vus d'assez près.

Un jockey s'entraîne en vue de la course de lundi soir, à Winnipeg, la première de la saison au pays.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

N’eussent été les affiches sur les mesures de sécurité placardées ici et là, on se serait cru pendant une journée normale. Dans les écuries, les chevaux étaient bichonnés, brossés comme à l’habitude. Sur le circuit, les jockeys faisaient des tours d’entraînement et filaient à toute allure dans le grondement des sabots sur le sol.

Le défi : trouver des jockeys

La fermeture des frontières a créé un défi de taille pour Assiniboia Downs. Une grande majorité des jockeys proviennent en général de l’étranger, notamment des Caraïbes et des États-Unis.

Nous avons réussi à contacter des coureurs canadiens de l’Ouest du Canada qui ne compétitionnent pas présentement ou qui le feront cet été. Donc, nous avions tout juste les coureurs nécessaires pour faire la course lundi, raconte Darren Dun.

La course aux revenus

La reprise de la saison est assurée, mais qu’en est-il des revenus? Sans vente de billets, de nourriture ou d’alcool, l'hippodrome a déjà dû recourir à des mises à pied, et malgré la reprise des courses, la situation reste précaire, mentionne le directeur général.

Darren Dunn explique cependant que l’avantage des courses, dans ce modèle sans spectateurs, est qu’Assiniboia Downs peut vendre le signal télévisuel de ses courses partout dans le monde afin d’augmenter ses revenus.

Cinq cavaliers et leurs chevaux courent dans un tournant de la piste.

Les premières courses de chevaux de la saison au pays ont eu lieu à Winnipeg, lundi soir.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Quant aux amateurs de paris, l'hippodrome s’est associé avec une entreprise qui gère cet aspect presque incontournable des courses équestres.

Si l’ambiance à l’hippodrome Assiniboia Downs ne sera pas de retour tant que la COVID-19 sera parmi nous, la saison des courses est tout de même bel et bien repartie, pandémie ou non.

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