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Des dentistes craignent de ne pas être entièrement prêts pour le 1er juin

Ils réclament des directives claires et un accès à de l’équipement de qualité.

Un patient lors d'un examen chez le dentiste.

« Les dentistes ont un doctorat en médecine dentaire et travaillent pour la plupart dans des entreprises privées pour la santé de la seule partie du corps humain qui n’est pas couverte par notre célèbre "carte-soleil" : la bouche », peut-on lire dans leur lettre adressée aux députés.

Photo : iStock

Des dentistes tirent la sonnette d’alarme. Ils craignent que certaines cliniques ne puissent offrir que des services partiels en raison des « nouveaux standards demandés pour tous les traitements » dans le cadre de la reprise de leurs activités, qui ont été interrompues pendant plusieurs semaines.

Nous avons hâte de reprendre du service, mais pas n’importe comment, affirment-ils dans une lettre adressée aux députés de l’Assemblée nationale.

OUI, nous voulons travailler, nous sommes formés et conscients des enjeux. NON, nous ne sommes pas en mesure de fournir les nouveaux standards demandés pour tous les traitements.

Extrait de la lettre des dentistes

Les dentistes se disent insatisfaits du délai de 15 jours qui leur a été accordé pour orchestrer tout un remue-ménage.

Il faut savoir que nous avons reçu un document de recommandations intérimaires de 57 pages le 16 mai seulement, explique Hélène Nadeau, instigatrice de la lettre.

N95 ou KN95?

En outre, les recommandations portant sur l’utilisation des masques et des normes de ventilation ont été modifiées le 22 mai, fait-elle remarquer.

On nous demande désormais d’utiliser les masques N95 [avec fit test] ou des KN95 [non contrefaits]. Qui me dira si mes KN95 sont contrefaits et nécessitent d’être retournés? s’interroge Mme Nadeau.

Elle dit d'ailleurs attendre toujours les masques N95 qui semblent réquisitionnés et redirigés vers les centres hospitaliers, rappelant que les dentistes sont également des travailleurs de la santé sur la ligne de front.

Insistant sur l’importance d’avoir accès à du matériel de qualité, elle réclame la même protection que celle offerte aux travailleurs du réseau public de la santé.

Les auteurs de la lettre souhaitent un changement qui place [la] profession et ses normes médicales au niveau de celle des médecins, puisque c’est ce que nous sommes.

Une chaise de dentiste vide dans un bureau vacant.

Les rendez-vous non urgents ont été suspendus dans les cliniques dentaires du Québec en raison de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Pour ce qui est de la ventilation, mon ordre professionnel me réfère à un expert en ventilation pour satisfaire les normes qu’il m’impose. L’air de mon bureau, samedi dernier, devait être filtré à 90 % et cela semblait suffisant. Or, depuis le 22 mai, explique-t-elle, il se doit d’être pur à 99 %. Qui dans ma région est l’expert en climatisation qui comprend les normes des recommandations émises?

Comment faire des modifications au système de ventilation actuel en cinq jours ouvrables?

Extrait de la lettre des dentistes

S’adressant aux députés, les dentistes affirment que leurs patients ont déjà beaucoup trop attendu et expliquent que plusieurs cliniques ne pourront offrir que des services partiels en raison du manque d’équipement.

Certaines cliniques pourraient ne pas survivre, concluent-ils.

L'Ordre des dentistes du Québec a réagi à son tour mardi, reconnaissant que les nouvelles conditions de la santé publique nécessaires à la réouverture graduelle des cliniques représenteront un défi et pourrai[ent] entraîner des délais.

Disant suivre de près l'évolution de la préparation des cliniques dentaires dans la province, le président de l'Ordre, Guy Lafrance, a fait savoir qu'il consulterait les quelque 5400 membres au cours de la journée afin d'obtenir un portrait plus clair de la situation.

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