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La Ville de Calgary interdit les thérapies de conversion

Plan en contre-plongée d'un drapeau arc-en-ciel flottant sur fond de ciel bleu.

La Ville de Calgary a adopté un règlement pour interdire les thérapies de conversion sur son territoire.

Photo : iStock photo

Quatorze des quinze membres du conseil municipal de Calgary ont voté pour interdire les thérapies de conversion dans la métropole. Toute organisation, tout commerce ou tout fournisseur de services qui contrevient au nouveau règlement risque une amende de 10 000 $. Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, estime que c’est un pas de plus pour s’assurer que « nos frères et soeurs de la diversité sexuelle et de genre peuvent vivre une vie digne ».

Il y a encore beaucoup de haine et beaucoup de gens qui leur refuseraient le droit d’être eux-mêmes, ajoute-t-il.

Tous les conseillers municipaux s’étaient initialement dits opposés aux thérapies de conversion. Ils ont cependant passé une partie de la journée à débattre du vocabulaire entourant l'interdiction.

Le conseil a voté unanimement en faveur du règlement en première lecture. Le conseiller Joe Magliocca a cependant changé d’idée et a été le seul à voter contre en deuxième et troisième lectures.

Définition proposée de thérapie de conversion

Une pratique ou un service qui a pour but de changer, réprimer ou décourager l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression de genre d’une personne, ou encore de réduire ou réprimer son attirance non hétérosexuelle ou ses comportements sexuels. Cette définition ne s’applique pas aux pratiques ou aux services liés à :

  • la transition de genre légale, médicale ou sociale d’une personne;
  • l’exploration sans jugement et l’acceptation de son identité ou de son développement.

La définition et l’amende décrites dans le règlement sont semblables à celles adoptées en décembre dernier par les conseils municipaux d’Edmonton et de Saint-Albert.

Le conseiller Sean Chu a proposé d’ajouter une exception qui permettrait aux personnes qui fournissent un consentement éclairé de participer à une thérapie de conversion à Calgary.

D’autres conseillers se sont cependant inquiétés de la façon dont cette clause serait interprétée dans le cas d’une personne mineure ou qui se trouve dans une situation vulnérable. L'amendement a été rejeté. Un autre amendement qui aurait aussi restreint la définition de « thérapie de conversion » a été refusé.

Ce n’est pas une question d’interdire les discussions avec votre pasteur ni les conversations avec des gens qui ont une expérience vécue, peu importe comment cette expérience s’est conclue. C’est une question d’interdire les pratiques coercitives, inhumaines qui vous forcent à être une personne que vous n’êtes pas, affirme le maire Naheed Nenshi.

Le gouvernement néo-démocrate avait mis sur pied un comité de travail dans le but d’interdire les thérapies de conversion à la grandeur de la province. Les conservateurs ont jugé que ce serait inutile.

Le gouvernement fédéral a écarté l’idée de légiférer sur la question l’an dernier. Il est cependant revenu sur cette décision en mars.

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