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Le prix du bœuf explose en raison de la pandémie

De la viande de bœuf crue sur une planche à découper.

Avec la permission de faire des rencontres extérieures de 10 personnes ou moins, issues de trois ménages, les gens sont nombreux à faire des BBQ.

Photo : iStock

Radio-Canada

La pandémie commence à se faire sentir dans les boucheries du Québec. L’approvisionnement en viande est difficile et les prix du bœuf explosent.

Les nouvelles mesures sanitaires et l’éclosion du virus chez le personnel d'usines d'abattage sont en cause. Les prix de certains produits du bœuf ont doublé depuis l’arrivée de la COVID-19 dans la province.

Un steak qui était 10 $ avant le début de la pandémie peut maintenant se retrouver à 20 $ dans les réfrigérateurs des bouchers.

Des produits sont parfois en rupture du stock et l’approvisionnement est devenu un vrai casse-tête pour certains bouchers de l'Est-du-Québec.

On anticipe plusieurs semaines à l’avance, des choses qu’on ne fait pas d’habitude. [...] Les fournisseurs ne prennent pas de commande, ils ne prennent rien d’avance. Ils y vont au fur et à mesure que le stock rentre et ils ne font pas de réservations. Il faut patiner, témoigne Dave Fortin, le propriétaire de la Boucherie Napoléon, à Sept-Îles.

Un homme dans une boucherie.

Dave Fortin, propriétaire de la Boucherie Napoléon, à Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

C'est à l'étape de l'abattage que le bât blesse.

Des cas de COVID-19 dans certaines usines ont causé un important ralentissement de la production.

Il y a eu des usines qui ont eu plusieurs cas de COVID. Ils ont été obligés de fermer l’usine pendant un certain temps, par manque de main-d’œuvre, pour nettoyage, pour l’installation de mesures, explique Philippe Alain, qui est président des Producteurs de bovins du Québec pour la région de la Capitale-Nationale et la Côte-Nord.

Alors que l’offre est instable et tributaire des aléas de la pandémie, certains bouchers observent une augmentation de la demande en viande vu le maintien de la fermeture des salles des restaurants.

C’est ce qu’observe Kevin Brillant, copropriétaire de la Boucherie des halles, à Rimouski. Le monde va faire la popote chez eux. [...] Ils font plus de barbecues, dit-il.

Un homme en habit de boucher.

Kevin Brillant, copropriétaire de la Boucherie des halles, à Rimouski

Photo : Radio-Canada

Si le prix du bœuf augmente, celui du veau diminue en raison d’un surplus au cours des dernières semaines.

Les marchés ont été déstabilisés par la crise. Moi, j’en vends aussi du veau à la restauration et ça fait un effet quand la restauration ferme. Autant le veau de grain que le veau de lait, ça s’en allait dans des marchés pour la restauration, les hôtels, toutes ces choses-là, témoigne Philippe Alain.

Le producteur bovin indique que les fermetures des restaurants et du milieu hôtelier, de grands consommateurs de veau, expliquent la situation.

Avec les informations de Marie Kirouac-Poirier, de Denis Leduc et de Laurence Royer

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