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Séries télé : lueur d'espoir pour une reprise

Trois personnes travaillent sur un plateau de tournage en portant un masque.

Alors que le monde de la publicité a recommencé ses tournages la semaine dernière, le milieu se montre optimiste quant à la possibilité de reprendre les siens cet été.

Photo : Radio-Canada

La production de séries dramatiques et de films est au point mort depuis la mi-mars. L'industrie et ses quelque 48 000 membres sont en mode solution pour recommencer les tournages dès cet été.

Il y a deux semaines, en pleine pandémie, la présidente de l'Union des artistes, Sophie Prégent, nous disait en entrevue, à propos de la reprise de tournages de séries de fiction : Pour les interprètes, jamais ce ne sera possible de se protéger. J'ai beau mettre un masque pendant la répétition, le fait est que je brise mon maquillage, je brise ma coiffure. On recommence chaque fois. Imaginez le nombre d'objets qu'on touche. Donc, ça m'apparaît impossible.

Impossible si, bien sûr, on ne revoit pas complètement les façons de faire. Et l'idée fait son chemin. Dans une vidéo mise en ligne samedi dernier et destinée à ses membres, Sophie Prégent affirme maintenant que le milieu des dramatiques va fort probablement tourner cet été.

Cet optimisme se manifeste alors que plusieurs organismes planchent sur un guide des normes sanitaires à suivre dans le milieu de l'audiovisuel pour les tournages, un guide qui doit bien sûr être approuvé par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et la santé publique. En entrevue, Sophie Prégent a déclaré : Je pense maintenant que tout est possible, et non seulement que tout est possible, mais je pense qu'il y en a qui vont le faire. Mais dans des conditions particulières [...] et selon certains aménagements substantiels. Pour l'instant, il est difficile de savoir quand le guide des normes sanitaires sera terminé.

Fabienne Larouche maintenant confiante

Très pessimiste il y a deux semaines, la productrice Fabienne Larouche est aussi maintenant optimiste quant à une éventuelle reprise : On est comme des chevaux : on piaffe d'impatience, mais on ne fera pas de compromis sur la sécurité des acteurs.

Elle se croise les doigts pour que le tournage de Distric 31 reprenne en juillet prochain : On est capables de recommencer demain matin pour District 31, mais peut-être faudrait-il 48 heures pour donner le temps aux comédiens et aux comédiennes d'apprendre leur texte.

Mais pour l'industrie, une reprise se fera à grands frais, car les compagnies d'assurances ne veulent plus couvrir les productions en ces temps de pandémie. Financièrement, les équipes devront donc reprendre les tournages à leurs risques et périls. Fabienne Larouche interpelle le gouvernement pour qu'il joue un rôle d'assureur : Si on arrête de tourner parce qu'un premier rôle tombe malade, il y a un coût. [...] Il faut vraiment qu'il y ait un fonds pour ça parce que les assureurs ne vont pas couvrir la COVID-19. Ajoutez à cela que la productrice demande au gouvernement de payer une partie du coût supplémentaire occasionné par les mesures sanitaires qui seront mises en place.

Le gouvernement à la rescousse

En conférence de presse lundi, le premier ministre du Québec, François Legault, a affirmé que, bientôt, son gouvernement viendrait en aide à l'industrie culturelle : On va en faire plus que moins financièrement pour que toutes les productions [qu'il est possible] de faire avec les nouvelles normes, [ce soit possible] de les faire rapidement.

Dans quelle mesure sera-t-il possible d'aider l'industrie télévisuelle et cinématographique à reprendre ses activités? Car les diffuseurs ont aussi hâte à la reprise. La directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dany Meloul, devrait nous en dire davantage cette semaine sur sa vision de la grille horaire de l'automne. Quelles émissions pourront être présentées et lesquelles seront repoussées? Pour l'instant, des émissions de variétés, plus faciles à réaliser, ont une place de choix. Mais pour garnir l'offre des diffuseurs de télévision traditionnelle ou en ligne, le contenu devra être au rendez-vous.

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