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Deux personnes marchent dehors dans la toundra, près de la ville d'Iqaluit, au Nunavut.

Le Nunavut est le dernier des trois territoires nordiques à amorcer son déconfinement. La levée des premières restrictions aura lieu le 1er juin.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Lundi, le gouvernement du Nunavut a rendu public son plan de déconfinement, qui s’amorcera le 1er juin avec la reprise d’activités à faibles risques.

Dans ce plan, intitulé L’approche du Nunavut : pour avancer en période de COVID-19, le gouvernement territorial énonce la première d’une série de plusieurs phases qui s’étaleront sur environ deux semaines.

Cela ne veut pas dire que la pandémie est terminée et que la menace a disparu, a tenu à rappeler le médecin hygiéniste en chef du territoire, Michael Patterson. Cela veut plutôt dire que nous pouvons entamer une reprise prudente des activités [...] en sachant que nous aurons peut-être à changer nos habitudes à tout moment pour nous protéger des menaces à venir.

Cette première phase s’amorce le 1er juin avec l’ouverture des garderies, des terrains de jeu municipaux et des parcs territoriaux. Les établissements appartenant aux parcs territoriaux demeureront fermés.

Des enfants vêtus chaudement traversent un terrain de jeu devant un paysage montagneux.

Les terrains de jeu municipaux pourront rouvrir dès le 1er juin.

Photo : Radio-Canada / Ashley Burke

Les rassemblements extérieurs de 25 personnes seront par ailleurs autorisés.

Les autorités sanitaires maintiennent toutefois l'interdiction des rassemblements de plus de cinq personnes, mise en place à la fin du mois d'avril.

Toutes les deux semaines, le Dr Patterson décidera s’il compte réintroduire ou accroître les restrictions en place, maintenir le statu quo ou permettre la reprise de plus de programmes, de services ou d’activités.

Trois niveaux de risque

Dans son plan, le gouvernement classe selon trois niveaux de risques les activités suspendues depuis le début de la crise. Le degré de risque est mesuré en fonction du type de contact, de sa durée, du lieu où il survient et de l’état de santé des personnes concernées.

Plus la durée de l’échange entre deux personnes est élevée, plus le risque de transmission d’un virus l’est aussi; quand le contact dure moins de 10 minutes, la transmission est moins susceptible d’arriver, peut-on lire dans le document.

Les camps de jours extérieurs, les espaces de travail, les commerces, les musées et les galeries d’art présentent de faibles risques de transmission de la COVID-19, ce qui entraînera leur réouverture assez rapidement, indique le gouvernement.

La façade extérieure d'un musée, à Iqaluit.

Bien qu'aucune date n'ait encore été annoncée, le Musée Nunatta Sunakkutaangit d'Iqaluit fera partie des prochains établissements à pouvoir rouvrir. Les visites guidées de groupes seront toutefois proscrites, même lorsque l'établissement aura rouvert ses portes.

Photo :  CBC / Jane Sponagle

D’autres établissements, comme les centres de jeunes, les salons de coiffure et de manucure, les écoles et les restaurants, ne pourront rouvrir que dans un deuxième temps, puisqu’ils présentent des risques modérés de transmission.

Nous devons tous évaluer les risques auxquels nous nous exposons individuellement, indépendamment des mesures de santé publique.

Michael Patterson, médecin hygiéniste en chef du Nunavut

Jugées risquées, les activités sociales intérieures ne seront permises que dans un dernier temps. Cela concerne la tenue de concerts et de repas communautaires intérieurs, la réouverture des bars et la levée de l’interdiction des rassemblements intérieurs de plus de cinq personnes.

Cependant, le plan n’énonce pas d’échéancier détaillé, ce qui ne permet pas d’entrevoir quelles prochaines phases remettront officiellement en marche ces activités.

Le Dr Patterson a également précisé que le gouvernement n’avait pas l’intention de rouvrir les frontières aux non-résidents. Les restrictions frontalières et les [quarantaines dans les hôtels] seront dans les dernières à être levées, a-t-il précisé, en ajoutant qu’il faudra avant attendre la mise au point d’un vaccin ou d’un traitement efficace contre la COVID-19.

L'aile d'un avion au-dessus d'une ville.

Les habitants du Nunavut qui quittent le territoire, mais souhaitent y revenir, devront se soumettre aux quarantaines obligatoires dans le Sud pour encore un certain temps, selon le plan de déconfinement.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Facteurs pris en compte

Le gouvernement laisse entendre que les prochaines phases dépendront de trois critères, à savoir la capacité du territoire à analyser ses propres tests de diagnostic, l’apparition ou non de cas de COVID-19 au Nunavut et l’état des lieux dans les provinces et territoires où les Nunavutois ont l’habitude de se rendre, dont le Québec, l’Ontario et les Territoires du Nord-Ouest.

La majorité des ordonnances que nous avons mises en place l'ont été en raison de la déclaration d’état d’urgence sanitaire; nous devrons les prolonger si nous décidons de maintenir ces restrictions , a indiqué le Dr Patterson.

Il n’existe toujours pas de cas de COVID-19 au territoire. Pour le moment, un Nunavutois a reçu un résultat positif à son test de dépistage, mais il se trouve à l’extérieur du territoire.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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