•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition espère que la collaboration multipartite se poursuivra à Fredericton

La salle de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick  avec des pupitres espacés pour les règlements de distanciation physique.

La distanciation entre les pupitres de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, le 25 mai 2020.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Radio-Canada

Après plus de deux mois de collaboration derrière des portes closes, tous les députés néo-brunswickois se rencontreront publiquement mardi pour la première fois depuis l'hiver dernier. Certains espèrent que cette coopération se poursuive après le retour en Chambre.

Le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, affirme que la pandémie de la COVID-19 demeure sa priorité et qu’il n’est pas le temps maintenant pour les choses partisanes.

Kevin Vickers a d’ailleurs rencontré de façon virtuelle les membres du caucus mardi. Il dit leur avoir demandé de garder un comportement discipliné, professionnel et objectif lors de la reprise des travaux législatifs du 26 mai.

Le chef de l’opposition précise toutefois qu’il a bien l’intention d’aborder en Chambre la situation de l'interdiction aux frontières des travailleurs étrangers au Nouveau-Brunswick.

Je pense que nous avons comme opposition officielle le devoir de poser des questions, mais nous n’allons pas agir de façon partisane.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick
Sur une table de bois est posé une bouteille de lysol, une bouteille de gel antiseptique pour les mains et une pancarte disant aux genre de laver ses mains.

Des mesures préventives sont prises pour protéger la santé et la sécurité des membres de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Le chef du Parti vert, David Coon, critiquait le gouvernement l'an dernier pour ne pas vraiment coopérer avant de prendre des décisions. Il reprochait aux conservateurs de s'en tenir à informer les partis d'opposition quand une décision était prise.

Il souhaite aujourd'hui que l'esprit de coopération qui s'est dégagé durant la gestion de la pandémie puisse avoir une incidence sur la façon de faire de la politique lors du retour en Chambre.

Normalement, chaque parti avait une perspective différente, mais j’espère que nous aurons une atmosphère un peu plus différente que dans le passé au niveau de l’assemblée et du comité.

David Coon,chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick

David Coon a présenté la semaine dernière une proposition au premier ministre du Nouveau-Brunswick pour établir un comité spécial sur la résilience sociale et économique de la province.

C’est une initiative parfaite afin de continuer la collaboration du comité de cabinet pour la COVID-19, affirme-t-il.

Du côté gouvernement, on estime déjà collaborer suffisamment.

On a fait ça déjà comme un gouvernement minoritaire [...] tous les autres partis, pas seulement l'Alliance des gens [ont eu la chance de collaborer], avance le leader parlementaire progressiste-conservateur, Glen Savoie.

Les élus prêts à débattre de la vaccination obligatoire

Le gouvernement entend présenter au moins quatre projets de loi, et souhaite faire adopter le projet de loi sur la vaccination obligatoire.

Le gouvernement progressiste-conservateur a déposé ce projet de loi en juin dernier en pleine éclosion de rougeole dans la province. Le gouvernement plaide que la vaccination devrait être obligatoire pour tous les enfants à moins d'une exemption médicale.

En novembre, le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, avait déclaré que la province envisageait d'utiliser la disposition de dérogation de la Charte canadienne des droits et libertés afin d'éviter les contestations judiciaires.

Le chef du Parti vert, David Coon, a fait savoir qu'il entend faire pression pour l'adoption de plusieurs amendements au projet de loi.

Il demande notamment le retrait de toute référence à la disposition de dérogation et il réclame que la loi ne soit appliquée que sous ordonnance du médecin-hygiéniste en chef.

Avec les informations de Michel Corriveau et de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale