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Trump menace la Caroline du Nord de tenir la convention républicaine ailleurs

Donald Trump et Mike Pence, sur la scène, marchant ensemble sur le sol jonché de ballons, devant les partisans républicains, qui sont debout.

La convention républicaine de 2016 s'est tenue à Cleveland, en Ohio.

Photo : Associated Press / Matt Rourke

Alors que les États-Unis franchiront sous peu le cap des 100 000 morts attribuables à la COVID-19, le président Trump a lancé, lundi, un ultimatum au gouverneur démocrate de la Caroline du Nord, État qui doit accueillir le grand rassemblement électoral républicain de cet été.

Très actif sur Twitter en ce jour du Memorial Day, Donald Trump a commencé sa matinée en menaçant de déplacer dans un autre État la convention nationale républicaine, qui doit se dérouler à Charlotte pendant quatre jours à la fin d'août.

Le gouverneur doit donner immédiatement [aux partisans républicains] une réponse indiquant si oui ou non l'espace pourra être entièrement occupé, a-t-il écrit.

Disant avoir insisté pour y organiser l'événement qui est source d'emplois et de développement économique, il affirme que les républicains pourraient être à contrecœur contraints de trouver un autre emplacement.

Malheureusement, le gouverneur démocrate, Roy Cooper, est toujours dans une humeur de fermeture et incapable de garantir que, d'ici août [...] plusieurs milliers de républicains enthousiastes [pourront se réunir] dans la belle Caroline du Nord en août.

Donald Trump

Le gouverneur Cooper et la mairesse de Charlotte, Vi Lyles, ont indiqué qu'ils entendaient laisser les experts en santé publique déterminer s'il était sécuritaire de tenir l'événement.

Plus de 50 000 personnes y étaient initialement attendues, d'après le Comité national républicain.

Selon le Washington Post, qui suit l'évolution du déconfinement des États, les restrictions toujours en vigueur en Caroline du Nord restent modérées, contrairement à d'autres États du Sud, comme l'Alabama, la Georgie, la Floride ou la Caroline du Sud, dont les restrictions sont mineures.

Sur les ondes de Fox News, le vice-président Mike Pence a d'ailleurs évoqué la Georgie, la Floride ainsi que le Texas comme hôtes possibles de la convention républicaine. Les trois États sont dirigés par des gouverneurs républicains.

D'après le New York Times, Donald Trump a déjà suggéré de déplacer la convention républicaine en Floride, dont il a fait son lieu de résidence fiscale officielle il y a quelques mois.

En après-midi, ce dernier a assuré, encore sur Twitter, avoir zéro intérêt pour la tenue d'une convention à Doral, en Floride, où il possède un club de golf.

Il avait remporté l'État par une marge de 1,2 % des voix lors de la présidentielle de 2016.

Depuis la semaine dernière, tous les États américains ont, à des degrés divers, amorcé leur processus de déconfinement.

Les États-Unis recensent plus de 1,7 million de cas de coronavirus officiellement déclarés et plus de 99 700 morts, et s'approchent rapidement du cap symbolique des 100 000 morts.

Le Memorial Day sous le signe de la COVID-19

Le président Trump, prononçant une allocution au fort McHenry.

Le président Trump a rendu hommage aux militaires qui ont perdu la vie au combat.

Photo : Reuters / JOSHUA ROBERTS

En matinée, le président Trump a rendu hommage en matinée aux soldats tombés au combat au cours d'une cérémonie tenue au cimetière national d'Arlington, en Virginie, puis au fort McHenry, à Baltimore, au Maryland.

Coronavirus oblige, les invités participant à l'événement avaient été triés sur le volet.

Comme une seule nation, nous pleurons aux côtés de chaque famille qui a perdu des êtres chers, y compris les familles de nos grands vétérans, a déclaré le président. Il a du même souffle loué les dizaines de milliers de militaires et de gardes nationaux [...] en première ligne dans notre guerre contre ce terrible virus.

Son ton solennel contrastait avec celui adopté dans ses tweets du long week-end, au cours duquel il a multiplié les attaques contre ses adversaires. Il est même allé jusqu'à brandir une théorie du complot et a accusé un animateur de NBC de meurtre.

Avec un bilan des victimes du coronavirus qui continue de s'alourdir à l'échelle du pays, Donald Trump s'est attiré les critiques après ces messages et après avoir joué au golf. En 2014, il avait lui-même reproché à Barack Obama de jouer au golf pendant l'épidémie du virus Ebola, qui avait fait deux morts chez les Américains.

Joe Biden, portant une couronne de fleurs, arrive au Delaware Memorial Bridge Veterans Memorial Park, avec sa femme, Jill Biden.

Joe Biden a réalisé sa première sortie publique en plus de deux mois.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Le candidat démocrate présumé à la présidence, Joe Biden, a pour sa part participé à une cérémonie en hommage aux anciens combattants. Celle-ci se tenait dans son État du Delaware et a constitué sa première apparition publique depuis le début du confinement.

Lui et sa femme portaient un masque.

Le septuagénaire n'avait pris part à aucun événement public depuis la mi-mars alors qu'il avait participé au débat démocrate l'opposant à Bernie Sanders.

Les démocrates insatisfaits du plan de dépistage

Quatre dirigeants démocrates, dont la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, ont par ailleurs critiqué le rapport décevant du département de la Santé sur le dépistage du coronavirus, remis la veille au Congrès.

L'administration Trump n'assume toujours pas la responsabilité d'augmenter la capacité de dépistage de notre pays, repoussant plutôt ce fardeau vers les États, ont-ils écrit.

Dans un document de 80 pages, l'administration Trump s'engage entre autres à acheter 100 millions d'écouvillons d'ici la fin de l'année et à les distribuer aux États, mais la majeure partie du dépistage incombera à ceux-ci, selon le document obtenu par le Washington Post.

Depuis le début de la pandémie, les gouverneurs de plusieurs États ont déploré le manque de soutien du fédéral relativement aux tests et au matériel médical.

Avec les informations de New York Times, et Washington Post

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