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Chaque 29 mai, on célèbre les Casques bleus

Des Casques bleus canadiens ont maintenu la paix aux quatre coins de la Terre.

Le 29 mai est la Journée internationale des Casques bleus

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 29 mai est consacré Journée internationale des Casques bleus des Nations unies pour rendre hommage à ceux et celles qui ont servi dans des opérations de maintien de la paix. Le Canada, comme le rappellent des reportages de Radio-Canada, a joué un rôle important dans leur création.

Un concept fortement inspiré par un Canadien

On les appelle les soldats de la paix parce qu’ils n’ont qu’une seule mission : maintenir la paix dans les pays où ils sont envoyés en faisant respecter un accord de paix, en surveillant l’application d’une trêve ou en patrouillant dans les zones tampons entre les belligérants.

 Geneviève Asselin, 1992

Le 18 juillet 1992, la journaliste Geneviève Asselin présente à l’émission Téléjournal - L’édition du samedi, un reportage qui trace les grandes lignes des Forces de maintien de la paix des Nations unies.

Elle rappelle aussi l’importance de la contribution du Canada à leur création.

Une première mouture des Forces de maintien de la paix onusiennes a vu le jour dès 1948.

Cette année-là des soldats, sous le drapeau des Nations unies, avaient été postés lors des guerres israélo-arabe et indo-pakistanaise.

Ces soldats n’avaient cependant que le mandat d’observer l’évolution de ces conflits.

En 1956, Israël, la France et le Royaume-Uni attaquent l’Égypte pour le contrôle du canal de Suez que vient de nationaliser le président égyptien Nasser.

C’est à ce moment-là que le ministre canadien des Affaires extérieures, Lester B. Pearson, propose la création d’une force de paix d’urgence qui séparerait les belligérants dans l’attente d’une solution politique au conflit.

Cette force (FUNU I) comprendrait un contingent important de soldats canadiens.

Or, l’Égypte refuse la venue de ces derniers, car leur uniforme ressemble trop à celui des soldats britanniques.

Pour dissiper la confusion, Pearson propose de peindre le casque des soldats des Nations unies en bleu.

C’est ainsi que sont nés les Casques bleus.

Pendant plusieurs décennies, le Canada a joué un rôle prépondérant dans les missions de paix des Casques bleus.

Un nombre important de Casques bleus canadiens ont notamment été actifs lors de missions au Congo (ONUC), à Chypre (UNFICYP) et sur les hauteurs du Golan (FNUOD) pour séparer les armées d’Israël et de la Syrie sur ce territoire disputé.

Dans les années 1990, comme le rappelle la journaliste Geneviève Asselin, les Casques bleus canadiens ont été présents pour observer le conflit entre l’Irak et le Koweït (MONUIK) et pour assister les efforts de consolidation de la paix au Cambodge (APRONUC).

Geneviève Asselin termine son reportage en soulignant que 1200 soldats canadiens sont parmi les Casques bleus présents en ex-Yougoslavie (FORPRONU) alors en pleine guerre civile. Elle rappelle que cette intervention pourrait être un tournant pour les missions de paix.

Des Casques bleus dans la tourmente

Le constat des 10 experts mandatés par le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan est accablant. L’organisation internationale s’est montrée incapable de protéger les populations du fléau de la guerre.

Christine Saint-Pierre, 2000

La décennie des années 1990 a été éprouvante pour les Casques bleus.

Ils n’ont pu éviter des massacres de populations civiles, voire des génocides, en ex-Yougoslavie ou au Rwanda.

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan a demandé un rapport d’expert pour réformer cette institution.

Le Téléjournal/Le Point, 23 août 2000

La journaliste Christine Saint-Pierre présente le 23 août 2000 un reportage à l’émission Le Téléjournal/Le Point animé par Stephan Bureau.

Les experts qui rédigent ce rapport ne mâchent pas leurs mots.

La plupart des missions de paix des Nations unies sont mal planifiées, manquent de personnel qualifié et sont sous-financées.

De plus, elles ne disposent souvent pas de bons outils ni d’une bonne compréhension du terrain pour affronter les conflits.

Les experts recommandent une réforme radicale. Les futures missions des Nations unies doivent avoir les moyens de se protéger et qu’elles puissent mener la guerre aux factions récalcitrantes à des accords de paix.

Ce virage doit être concrétisé par une Canadienne, Louise Fréchette, qui à l’époque est vice-secrétaire des Nations unies.

Un rôle diminué pour le Canada

Les Canadiens se sont fortement identifiés aux Casques bleus lorsqu’ils ont été créés.

Mais 50 ans après leur création, l’implication du Canada dans les Forces de maintien de la paix des Nations unies a fortement diminué.

Il a y plusieurs raisons à cela, comme le souligne Jocelyn Coulon.

Zones de guerre, 4 novembre 2006

Le directeur du Réseau de recherche francophone sur les opérations de paix décortique cette situation en entrevue avec l’animatrice Christine Fournier de l’émission Zones de guerre le 4 novembre 2006.

En 2006, soutient Jocelyn Coulon, les conflits sont plus compliqués qu’à la création des Casques bleus.

Il y a aussi beaucoup plus de joueurs impliqués dans le maintien de la paix.

Les grandes puissances comme la France, le Royaume-Uni ou les États-Unis sont plus actives dans les efforts de pacification internationaux. Le Canada est devenu un joueur parmi d’autres.

De plus, outre les Nations unies, de nouveaux acteurs multilatéraux, comme l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), s’impliquent dorénavant dans des efforts de maintien de la paix.

Ce sont là de nouvelles possibilités d'implication pour le Canada qui s'ajoutent aux efforts onusiens.

Depuis leur création, 125 000 Canadiens ont participé aux missions des Casques bleus.

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