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« La crise a exacerbé les problèmes de connectivité à Internet »

Des câbles de fibre optique branchés dans un appareil de réseautage.

Émilise Lessard-Therien affirme qu'elle reçoit quotidiennement des messages de la part de citoyens qui ont de la difficulté avec leur réseau Internet.

Photo : iStock

Radio-Canada

Québec solidaire estime que l'accès à Internet haute vitesse doit être considéré comme un service essentiel.

La députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, porte-parole en matière de développement régional, en fait une question d'équité. Alors que le travail et l'école se déroulent en ligne, plusieurs ménages québécois sont en quelque sorte pénalisés, selon elle. Quand on se retrouve avec deux parents en télétravail, des enfants qui doivent suivre des cours en ligne, le réseau ne fournit pas à la demande, a-t-elle mentionné à l’émission Des matins en or lundi.

La crise a exacerbé les problèmes de connectivité à Internet.

Émilise Lessard-Therrien

La députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue a fait référence au 150 millions de dollars annoncés par le gouvernement provincial pour le programme Régions branchées.

Le but des projets retenus dans 11 régions du Québec est d’offrir un service d’Internet haut débit de qualité à plus de 60 000 foyers. L’Abitibi-Témiscamingue ne fait pas partie de la liste.

On ne devrait pas être traités différemment que les autres régions et les autres québécois.

Le préfet de la MRC d'Abitibi et maire d'Amos, Sébastien D'Astous

Cette absence de la liste est une surprise pour la Conférence régionale des préfets, qui a tenu à réagir. En entrevue à Région Zéro 8, le préfet de la MRC d'Abitibi et maire d'Amos, Sébastien D'Astous, indique qu'en Abitibi-Témiscamingue, huit projets ont été déposés, dont deux dans la MRC d'Abitibi. Il a vivement déploré qu'aucun projet déposé en Abitibi-Témiscamingue n'ait été retenu par le gouvernement québécois.

On est la région la moins bien connectée, c’est nous qui avons le plus de besoins, et on a été refusés dans tous les projets proposés, se désole-t-il. On est tanné d’attendre. Pourquoi on passe toujours en second ou en troisième lieu?

Il considère que la connectivité Internet est un service essentiel et que l'Abitibi-Témiscamingue devrait profiter de ce programme d'aide tout comme les autres régions de la province.

Vous savez, on est une région très autonome qui a peu de chômage en temps normal, et un des points les plus négatif pour la rétention des gens chez nous, c'est qu'ils considèrent que l’Internet est peu efficace et trop cher, note-t-il.

Sébastien D'Astous espère qu'à court terme, des fonds pourront être investis pour améliorer la connectivité Internet.

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