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Le masque reste facultatif à Montréal pour le moment, répète Valérie Plante

La mairesse Valérie Plante porte un masque.

La mairesse Valérie Plante a participé à une opération de distribution de masques, lundi matin.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Ville de Montréal n’a pas l’intention de rendre obligatoire le port du masque dans le transport en commun, a réitéré la mairesse Valérie Plante lundi, cette fois dans le cadre du conseil municipal.

Mme Plante répondait à une question du chef de l’opposition, Lionel Perez, qui voulait savoir pourquoi ce n’était pas le cas.

Le concept derrière cette non-obligation est d’éviter de créer un état policier à l’intérieur du Québec et même à travers le pays. On mise sur la responsabilisation, a répondu la mairesse.

Valérie Plante a dit se coller à ce que préconisent Québec et Ottawa, de même que les directions de santé publique régionale et nationale. On est dans une approche qui est beaucoup plus incitative que d’en arriver avec le bâton , a-t-elle ajouté.

Mais la porte n’est pas fermée. Dans l’éventualité où la position des directions de santé publique change, la mairesse s’est dite ouverte à rendre le port du masque obligatoire.

Pour l’instant, Valérie Plante est très confortable avec sa position, qui vise à ne laisser personne derrière.

Elle a donné l’exemple de quelqu’un qui s’en va travailler à l’hôpital, mais qui a oublié son masque à la maison. Il serait déraisonnable de l’empêcher de se rendre au travail, a-t-elle dit.

Opération distribution

Plus tôt, lundi, Mme Plante et le président du C. A. de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb, ont participé à une opération de distribution de masques aux usagers du transport en commun.

Cette opération a eu lieu au moment où les commerces de la grande région de Montréal ouvraient à nouveau leurs portes après plusieurs semaines d'une pause décrétée par le gouvernement du Québec pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus.

La Société de transport de Laval (STL) et l'entreprise qui exploite le réseau des trains de banlieue de la région métropolitaine de Montréal (exo) ont aussi mené des opérations similaires.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, suivie de Philippe Schnobb, président du C.A. de la STM.

Portant un masque, la mairesse de Montréal Valérie Plante, suivie de Philippe Schnobb, président du C.A. de la STM dans la station de métro de Langelier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L’idée d’une campagne comme celle-ci, c’est de dire aux gens : "c’est important pour vous, mais aussi pour les autres", a déclaré Mme Plante.

Le deux mètres [de distance], c’est presque impossible dans le transport collectif, alors portez votre masque, on vous le donne gratuitement. Il est lavable, on peut le réutiliser. On veut vraiment encourager les gens à se responsabiliser et à ce que ça devienne une norme sociale.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

La mairesse a insisté sur l’importance de respecter les règles de distanciation lors de l'événement.

Vendredi dernier, un attroupement a eu lieu en présence du premier ministre François Legault alors qu'il distribuait des masques à la sortie du métro Cadillac.

Plus tôt en entrevue à RDI, Philippe Schnobb a indiqué que plus de 300 000 masques ou couvre-visages avaient été commandés et vont être distribués graduellement au cours des prochains jours.

L’opération ciblait lundi les stations de métro Honoré-Beaugrand, Langelier, Cadillac et Viau.

On a décidé de commencer par les stations qui sont dans ce qu’on appelle les zones chaudes et des stations où se déploient les lignes de bus qui traversent [ces zones].

Philippe Schnobb, président du C.A. de la STM

D’autres stations seront également visées chaque jour, jusqu’à la couverture de l’ensemble du réseau, a expliqué M. Schnobb.

Si le couvre-visage est très fortement recommandé, il n’est pas obligatoire. Cela pose un véritable défi dans le contexte où il est difficile de respecter la distanciation physique dans le métro, notamment avec la reprise de l’activité économique et le retour à une fréquentation plus importante des transports en commun.

C’est une préoccupation, a reconnu M. Schnobb, mais pour nous, la principale mesure qu’on prend, c’est la distribution de couvre-visages, le nettoyage quotidien de toutes les rames de métro.

Le patron de la STM a appelé les usagers à maintenir autant que possible la distance entre eux en se répartissant dans toutes les voitures de métro.

À la station Montmorency, à Laval, le maire Marc Demers était accompagné de la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Chantal Rouleau, pour distribuer des masques aux usagers du métro.

Le maire Demers a reconnu que le port du masque est généralement respecté, mais n'a pas exclu de passer à une autre étape, si nécessaire.

On insiste, on recommande très fortement [le port du masque]. S’il faut passer à une prochaine étape, être coercitif, nous le ferons.

Marc Demers, maire de Laval

Lundi dernier, la santé publique a donné au gouvernement du Québec le feu vert pour la réouverture, dès le 25 mai, des commerces non essentiels ayant une porte donnant sur l'extérieur.

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