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La pandémie complique l’organisation de la pêche au saumon

Un pêcheur est debout dans l'eau.

Un pêcheur dans une rivière à saumons de la Côte-Nord (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La pêche au saumon commencera lundi matin sur certaines rivières de l’Est-du-Québec. En raison du contexte de pandémie, la saison s'annonce incertaine, surtout pour les organisations qui reçoivent habituellement plusieurs pêcheurs de l’extérieur de la région.

Les défis liés à la pandémie sont différents d'un endroit à l'autre.

Dans le cas de la rivière Matane, environ 60 % des pêcheurs proviennent normalement de l’extérieur.

Un pêcheur et son enseignant dans une rivière.

Initiation à la pêche au saumon dans la rivière Matane (archives).

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Comme il n’est pas recommandé de faire des voyages non essentiels, l’incertitude plane, selon le directeur général de la Société de gestion de la rivière Matane, Sébastien Lavoie.

Notre haute saison débute dans le coin du début juillet et c’est à moment que les gens de l’extérieur viennent, explique-t-il. Donc, pour l’instant, tant qu’on ne sait pas quels vont être les relâchements au niveau des recommandations de la santé publique, ça va être dur de prévoir.

On anticipe toujours le pire, en bons gestionnaires, ajoute-t-il. C’est sûr que le personnel va être diminué. On va diminuer nos heures d’ouverture également. On a aussi adapté notre poste d'accueil pour permettre la distanciation physique et respecter les normes sanitaires.

Inquiétudes à Gaspé et sur la Côte-Nord

La situation est encore plus inquiétante à Gaspé. Le directeur général de la Société de gestion des rivières de Gaspé, Rémi Lesmerises, indique que quatre pêcheurs sur cinq proviennent habituellement de l’extérieur de la région.

S’il n’y a rien qui change, si on reste avec la situation actuelle tout l’été, c’est extrêmement majeur, les pertes qu’on va subir, déplore-t-il. C’est sûr qu’il existe des aides gouvernementales et on va en profiter, mais ça ne compensera pas les pertes encourues.

Un pêcheur se tient debout dans la rivière York.

Alain Deslauriers, pêcheur de saumon, un inconditionnel de la rivière York (archives).

Photo : Radio-Canada

Sur la Côte-Nord, le président de l’Association de protection de la rivière Moisie se demande bien comment il pourra honorer les forfaits vendus aux pêcheurs étrangers.

Si on n’honore pas nos forfaits, ça aura un impact non seulement sur cette année, mais sur l’année prochaine, puisqu’il va falloir reporter des forfaits, anticipe-t-il. Donc présentement, on travaille avec les différents intervenants sur la rivière pour voir ce qu’on peut faire et quels forfaits on va réussir à honorer.

Situation différente à Rimouski

À Rimouski, tout ne va pas si mal sur la rivière. La saison s’annonce même très bonne puisque les pêcheurs proviennent en très grande partie de la région, selon la directrice générale de la ZEC saumon Rimouski, Karen Guimond.

Un pêcheur marche dans l'eau d'une rivière.

Un pêcheur de saumon sur la rivière Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

On est chanceux et ça va bien aller pour nous, se réjouit-elle. On va avoir assez de pêcheurs. On a déjà le tirage annuel qui a été fait et qui s’est bien passé. Presque toutes nos perches sont déjà réservées.

Il sera possible de pêcher le saumon à partir de lundi dans les rivières York, Dartmouth et Saint-Jean, en Gaspésie, ainsi que sur dans la rivière Moisie, sur la Côte-Nord.

La saison est déjà commencée depuis le 15 mai dans certains secteurs des rivières Matapédia et Causapscal, et débutera au courant des mois de juin et d'août pour les autres rivières de l'Est-du-Québec.

D’après le reportage de Jean-François Deschênes

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Chasse et pêche