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Un travail plus manuel pour les hygiénistes dentaires en temps de pandémie

Une hygiéniste dentaire de la Clinique dentaire du Quartier applique un produit pour protéger les muqueuses du peroxyde.

La Fédération des hygiénistes dentaires du Québec admet qu'elle reçoit des craintes de la part de ses membres, mais elle estime que plusieurs sont prêtes à retourner au travail.

Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Les nouvelles mesures pour éviter la propagation du coronavirus demanderont plus de travail manuel aux hygiénistes dentaires, ce qui pourrait augmenter les risques de développer un trouble musculosquelettique. La Fédération des hygiénistes dentaires du Québec reconnaît que des membres sont inquiètes.

C'est une préoccupation puisque le guide recommande l'utilisation du détartrage à ultrason seulement quand c’est obligatoire, explique Mélanie Dubreuil, présidente de la Fédération des hygiénistes dentaires du Québec.

La santé publique a mis à jour vendredi le guide sur les procédures buccodentaires en temps de COVID-19. Les outils comme le pistolet air et eau et le détartreur ultrasonique peuvent générer des gouttelettes et des aérosols. Ainsi, les hygiénistes devront redoubler de prudence en les utilisant. Elles porteront visière et blouse.

Lorsque c'est approprié, on peut donc utiliser le détartreur manuel, mais les troubles liés aux tendinites, c'est un risque qui arrive beaucoup dans notre métier, ajoute Mme Dubreuil. Mais sans banaliser le risque, on comprend qu'il y aura des dispositions pour diminuer et restreindre le risque. Les hygiénistes peuvent disposer de plus de temps pour le nettoyage et effectuer des exercices entre chaque patient.

L’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec appuie la recommandation, lui qui a participé à l’élaboration du guide. L’organisme qui veille à la sécurité du public et des hygiénistes estime que la collaboration sera de mise.

Je pense que le public s’attend à ce qu’il y ait des changements, qu’on n’utilise pas les mêmes outils que d’habitude, et quand il réalisera les changements, il comprendra que c’est pour la sécurité de tous, précise Diane Duval, présidente de l’Ordre.

Rencontres d'équipe pour rassurer

La Fédération des hygiénistes dentaires du Québec croit que les commentaires d’employées préoccupées proviennent surtout de celles qui n’ont pas encore eu de rencontre avec l’équipe de la clinique dentaire.

Ce que je vois sur les réseaux sociaux et par courriel, ce sont des gens qui n'ont pas encore eu leur rencontre pour mieux savoir quelles seront les normes dans les cabinets... comment elles seront respectées et adaptées, soutient Mélanie Dubreuil.

Les hygiénistes se demandent combien de temps elles auront entre chaque client pour nettoyer les outils et se reposer. Certaines indiquent qu’elles n’auront que 10 minutes.

La présidente de la Fédération souligne qu’il est difficile de connaître toutes les décisions prises par les cliniques dentaires. Mélanie Dubreuil ajoute qu’il est primordial que les décisions respectent les normes établies dans le guide.

Par ailleurs, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a aussi publié une trousse d'aide pour le secteur des soins buccodentaires. Par contre, il n'est pas indiqué quel est le temps recommandé entre deux clients.

Si on pense qu'une tâche peut constituer un danger pour notre santé, on a le droit de refuser, mais en cas de doute, on peut parler avec la CNESST, recommande alors Mme Dubreuil.

De son côté, la présidente de l’Ordre propose aux équipes dentaires de faire des simulations au travail pour être bien préparées à l’arrivée des premiers clients le 1er juin.

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