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De nouveaux désinfectants 100 % gaspésiens

Une bouteille de désinfectant posée sur le bord d'une fenêtre.

Le désinfectant à main de la distillerie O'Dwyer.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Santé Canada vient d'approuver la production de désinfectants pour les mains gaspésiens, après trois semaines d'analyse. Trois distilleries et microbrasseries de Percé et de Gaspé produisent depuis quelques jours un liquide désinfectant afin de répondre essentiellement à la pénurie dans les hôpitaux de la région liée aux mesures de prévention contre la COVID-19.

Le désinfectant de la distillerie O'Dwyer est conçu à partir de l'alcool non utilisé dans la production de leur acérum.

Deux bouteilles d'acérum.

L'acérum est une eau-de-vie créée à partir de sirop d'érable.

Photo : Radio-Canada

On fermente du sirop d'érable, on distille ça, on prend le distillat non consommable et on fait du désinfectant avec. On ajoute du peroxyde et de la glycérine et là, on arrive avec notre produit désinfectant qu'on distribue aux gens et à l'hôpital de Gaspé, précise Michael Briand, copropriétaire de la distillerie gaspésienne O'Dwyer.

Michael Briand accorde une entrevue à l'intérieur de sa distillerie.

Le copropriétaire de la distillerie O'Dwyer, Michael Briand

Photo : Radio-Canada

Il prévoit une première production de 2000 bouteilles, dont la moitié est réservée à l'hôpital de Gaspé.

De son côté, la microbrasserie Pit Caribou fournit un total de 20 000 litres de moût à la Société Secrète qui distille le tout pour atteindre le niveau d'alcool nécessaire à la fabrication d'antiseptique.

Trois employés nettoient des bouteilles.

Les employés de Pit Caribou à pied d'oeuvre à la microbrasserie de l'Anse-à-Beaufils.

Photo : Radio-Canada

Maintenir les emplois

Pour les trois microbrasseries et distilleries, la production ne vise pas à faire du profit, mais plutôt à maintenir des emplois à temps plein, en cette période d'incertitude économique.

La vente de désinfectant ne permettra pas à Pit Caribou de combler la baisse des ventes de bière de 36 % en avril.

Il faut savoir que la vente de désinfectant se fait sans profitabilité... ç'a permis à nos brasseurs de travailler à temps plein sans avoir été affectés par, justement, la baisse d'emploi qui a été observée ailleurs.

Jean-François Nellis, copropriétaire de Pit Caribou
Jean-François Nellis et Vincent Coderre à l'extérieur sourient à la caméra.

Les deux propriétaires de Pit Caribou, Jean-François Nellis et Vincent Coderre

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

C'est la demande qui déterminera si la production se poursuivra après la pandémie.

Les défis de la production de désinfectant

L'enjeu pour O'Dwyer, c'est qu'il n'y a pas assez d'espace, d'équipements, ni de personnel pour produire en même temps de l'alcool et des bouteilles de liquide antiseptique.

Extérieur de la distillerie O'Dwyer.

La distillerie O'Dwyer produit des spiritueux à Gaspé.

Photo : Radio-Canada

De plus, la glycérine et le peroxyde, en forte demande aux États-Unis, pourraient éventuellement manquer pour les plus petits joueurs.

C'est un ingrédient médical, ç'a été difficile à avoir au début, ça change toutes les semaines, mais on est bien pour des mois.

Michael Briand, copropriétaire de la distillerie O'Dwyer

Mais avec les mesures d'hygiène renforcées, qui pourraient faire encore partie des mœurs au-delà de la pandémie, la demande locale pour du désinfectant risque d'être là encore pour un bon bout de temps.

D'après le reportage de Martin Toulgoat

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