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COVID-19 à l’hôpital : « Ça aurait pu être évité », croit le syndicat des infirmières

L'entrée de l'Hôpital de Rimouski vue de l'extérieur.

Hôpital de Rimouski (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) du Bas-Saint-Laurent considère que la direction de l’Hôpital de Rimouski a réagi rapidement après que deux patients aient été déclarés positifs à la COVID-19 plus tôt cette semaine. Le syndicat soutient toutefois qu’une telle situation aurait pu être évitée.

Vendredi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la région a révélé qu’une personne hospitalisée à Rimouski avait reçu un résultat de test positif, en plus d’un autre cas détecté au bloc opératoire cette semaine.

Cindie Soucy, la présidente de la FIQ du Bas-Saint-Laurent, salue la réponse de la direction à la après la découverte de ces deux cas de coronavirus. Elle aurait toutefois aimé que davantage de mesures préventives soient mises en place.

Depuis plusieurs semaines, on est à même de constater les problématiques qu’il y a eu dans la grande région de Montréal et de ne pas les reproduire ici , dit-elle.

On aurait pu mettre des mesures en place bien avant que ces cas-là arrivent. Mais maintenant que c’est arrivé, le CISSS a réagi rapidement à la situation.

Cindie Soucy, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Bas-Saint-Laurent

La présidente du syndicat, qui représente les professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires de la région, croit que le questionnaire remis aux patients pour déterminer le niveau de risque est insuffisant.

Cindie Soucy soutient que tous ceux et celles qui doivent être hospitalisés ou qui doivent subir une chirurgie au bloc opératoire devraient subir un test de dépistage dès leur arrivée à l’hôpital.

À l’Hôpital de Rimouski, on a le laboratoire, donc on est capable de tester chez nous, souligne-t-elle. On sait que ça peut prendre deux heures, donc pourquoi ne pas dépister d’emblée tous les gens qui viennent pour une chirurgie? C’est une mesure de prévention que le CISSS du Bas-Saint-Laurent peut mettre en place.

La présidente de la FIQ de la région rappelle qu’un patient asymptomatique peut être hospitalisé en zone froide et risque ainsi de contaminer les travailleurs de la santé, qui ne portent pas le même équipement de protection que leurs collègues en zone chaude.

Les professionnels en soin portent seulement le masque [en zone froide], souligne-t-elle. Ça diminue les risques, oui, mais la protection n’est vraiment pas optimale.

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