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Levée de restrictions et reprise de vols : à quoi s'attendre si l'on voyage?

Deux avions d'Air Transat et un d'Air Canada garés sur le tarmac.

Des avions garés à l'Aéroport international Pierre-Elliott Trudeau.

Photo : Radio-Canada / Vianney Leudière

Radio-Canada

Après plusieurs semaines de confinement, plusieurs pays sont sur le point de recommencer à accueillir les touristes et certaines compagnies aériennes annoncent le retour de quelques liaisons. À quoi doit-on s'attendre si l'on souhaite – ou si l'on doit – voyager?

Depuis le 13 mars, Ottawa déconseille officiellement « tout voyage non essentiel à l’étranger ». Si les règles de confinement instaurées au fil des semaines par les provinces ont évolué, cet avis, lui, demeure en vigueur… pour le moment.

Les Canadiens peuvent toutefois continuer à voyager à l’étranger. Mais avec de nombreuses frontières fermées, les vols se font rares et leur assurance voyage risque fort de ne pas acquitter les factures médicales s’ils sont atteints de la COVID-19 pendant leur séjour à l’étranger.

Partir en voyage, mais où?

Le nombre de vols offerts actuellement est très restreint. Air Canada n’offre pour le moment qu’environ 5 % de ses vols; au moins 225 de ses 258 avions sont cloués au sol.

Toutefois, le transporteur canadien a annoncé vendredi une timide reprise pour l’été. En juin, ses avions se rendront dans 97 destinations, dont Rome, Athènes et quelques localités dans les Caraïbes. D’autres destinations seront ajoutées au gré de la levée des restrictions, selon Allison Wallace, de l’agence de voyages Flight Centre, mais un véritable retour à la normale pourrait prendre jusqu’à deux ans, ajoute-t-elle.

Allison Wallace.

« Il y a une sorte de consensus [dans l’industrie] sur le fait que l’offre de voyages internationaux sera d’environ 20 % à l’automne, comme en septembre, et qu’ils augmenteront par la suite », indique Allison Wallace de l'agence Flight Centre.

Photo : Radio-Canada

Air Transat et Sunwing ont annulé tous leurs vols jusqu’au 30 et au 25 juin respectivement. Tous les vols transfrontaliers et internationaux ont aussi été suspendus chez WestJet jusqu’au 25 juin. On ne sait pas encore quand ils planifient reprendre leurs activités internationales.

Patients masqués à bord

Au Canada, le port du couvre-visage par les passagers, dans les avions et à l’aéroport a été déclaré obligatoire par le gouvernement fédéral quand la distanciation physique ne peut être respectée. Air Canada a d’ores et déjà adopté de nouvelles mesures hygiéniques pour améliorer le nettoyage des cabines et prend la température des passagers avant qu’ils montent à bord de l’appareil.

Des passagers vérifient leurs billets au kiosque d'Air Canada.

Des passagers vérifient leurs billets au kiosque d'Air Canada à l'aéroport international de Vancouver (YVR) (archives)

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Plusieurs transporteurs aériens se sont engagés à ne pas vendre les sièges du milieu dans chaque rangée, afin de faciliter la distanciation physique, mais ce plan pourrait ne pas durer.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) s’est opposée à cette initiative, même si elle appuie l’idée de prendre certaines mesures de protection à bord. Le risque de transmission du virus dans un avion est faible, selon l’IATA, et retirer de l’offre tous les sièges du milieu anéantirait les profits des compagnies aériennes, à moins que les billets coûtent plus cher.

Incertitude après l’atterrissage

Dès juin, certains pays dont l’Islande, le Mexique et quelques pays caribéens comme Aruba et Sainte-Lucie planifient accueillir des touristes. La Grèce et l'Espagne planifient rouvrir en juillet.

À leur arrivée, les voyageurs pourraient toutefois sentir encore le poids de la pandémie. Sainte-Lucie et l’Islande exigeront des voyageurs de s’être soumis à un test de détection de la COVID-19 avant leur vol. De plus, à leur arrivée, ils devront fournir une preuve qu’ils ne sont pas porteurs. Si les visiteurs de l’Islande ne peuvent pas se faire tester avant, ils devront le faire à leur arrivée.

Ces restrictions pourraient refroidir l’ardeur des voyageurs.

Des touristes prennent des photos devant l'église.

L'église luthérienne Hallgrimskirkja, à Reykjavik.

Photo : Getty Images / Maja Hitij

Karl Moore, un analyste des compagnies aériennes et professeur à l’Université McGill, n’est pour sa part pas certain de vouloir courir le risque s’il ne peut pas être testé avant son départ au mois d’août. Un test positif à son arrivée transformerait son court séjour prévu pour enseigner deux jours à l’Université de Reykjavik en quarantaine de 14 jours dans un hôtel de la capitale islandaise, à ses frais.

Impossible pour lui de revenir au pays avant d’être guéri, puisque le Canada ne permet pas d’entrer au pays par voie aérienne.

Ma quarantaine me coûterait des milliers de dollars. J’aime Reykjavik, mais je vais peut-être finir par enseigner [par vidéoconférence] avec Zoom , indique M. Moore.

Restrictions dans la couverture des assureurs

Même quand les restrictions du gouvernement canadien pour les voyages à l’étranger seront levées, tant qu’il n’y aura pas de vaccin pour la COVID-19, les maladies liées au virus pourraient être exclues de la couverture des assureurs.

Placer quelqu’un sur un respirateur artificiel aux États-Unis peut coûter des centaines de milliers de dollars, alors les assureurs ne sont pas prêts à prendre ce risque, explique Martin Firestone, président de Travel Secure, un assureur de voyage de Toronto.

Si les maladies liées à la COVID-19 sont exclues de la couverture, bien des Canadiens cesseront de voyager, dont les fameux snowbirds, selon lui. Plusieurs importants fournisseurs d’assurance voyage interrogés par CBC News ont affirmé qu’ils ne pouvaient pas faire de déclaration définitive quant à la couverture liée à la COVID-19 lors de la levée des restrictions de voyage.

Avec les informations de CBC

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