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Nouvelle chanson pour l’artiste franco-manitobaine Willows

Une photo en noir et blanc de Geneviève Toupin assise dans le gazon.

La chanteuse Geneviève Toupin, alias Willows

Photo : Radio-Canada / Facebook: @willowsmusique

Originaire de Saint-Claude au Manitoba et montréalaise d’adoption, Geneviève Toupin, alias Willows, fait paraître Two Wolves, le premier morceau d’un mini-album à paraître cet automne.

Après avoir sorti deux albums, respectivement en 2009 et en 2012, d’abord en français puis en anglais, Geneviève Toupin a senti le besoin de se reconnecter avec ses racines métisses de l’Ouest. C’est en 2014 qu’elle sort un album éponyme sous le nom de Willows.

Le trio CHANCES.

Le trio CHANCES.

Photo : CHANCES

Six ans plus tard, on ne peut pas dire que la chanteuse a chômé. Dès 2016, le projet Chances commence à mijoter avec ses acolytes Chloé Lacasse et Vincent Carré. Ce qui devait être une parenthèse artistique a finalement pris de l’ampleur. En 2018, le groupe faisait paraître l’album Traveler, aux sonorités beaucoup plus électroniques.

Elle n’avait pas pour autant remisé sa carrière solo. Lorsqu’un problème familial la ramène au Manitoba pour un séjour prolongé, le déclic s’est fait.

C’était la première fois depuis que j'ai déménagé [à Montréal] que je passais autant de temps au Manitoba. Ça m’a ramenée à mes racines, à ma famille, à la culture manitobaine. J’ai eu envie de me remettre à créer.

Au chevet de son frère, victime d’un accident d’auto duquel il s’est rétabli, Geneviève Toupin se met à réfléchir au rôle de la musique dans la guérison.

Quand je suis revenue à Montréal, j’ai fait du bénévolat dans un hôpital, j’allais jouer de la musique pour des patients, des chansons connues, des vieilles chansons françaises et des chansons des Beatles.

Un album qui sonde le pouvoir salvateur de la musique dans la guérison alors que le monde est présentement contraint à lutter contre une pandémie, voilà un album qui tombe à point.

La légende des deux loups

Dans ce premier extrait, Two Wolves, l’artiste s’intéresse à une vieille légende qu’elle avait glanée sur les réseaux sociaux et qui avait résonné en elle. Celle de ces deux loups que l’on porte en soi, quelque chose comme la binarité de l’être.

Certains disent qu’elle aurait été inventée par un pasteur américain qui essayait de la faire passer pour une légende cherokee, alors que c’était son invention pour illustrer son idée très judéo-chrétienne du bien contre le mal.

Pour elle, tant la légende elle-même que l’histoire autour de cette dernière lui parlaient beaucoup, son enfance manitobaine était baignée dans le catholicisme, tout en étant Métisse et sensible à une spiritualité plus au diapason avec la nature.

J’ai commencé à penser que peut-être ces deux loups-là n’étaient pas en lutte l’un contre l’autre, mais plus une danse, une question d’équilibre. On a peut-être besoin des deux, une part d’ombre et de lumière.

Pour elle, il y a quelque chose de particulier qui se passe lorsqu’elle revient dans sa province natale qui n’est pas sans aider sa créativité.

Ce sont mes racines, ma famille, la façon qu’on communique ensemble, les expressions, le va-et-vient constant entre l’anglais et le français. C’est là où je suis le plus à l’aise. C’est dans la qualité de la lumière, dans la nature, c’est l’heure du coucher de soleil, c’est dans beaucoup de subtilité de la vie manitobaine.

Le mini-album devrait paraître d’ici la fin de l’année, alors que l’artiste travaille déjà sur un nouvel album à paraître l’année prochaine, en français cette fois-ci.

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Manitoba

Musique