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Déconfinement : les lieux de culte de l'Alberta peu pressés de rouvrir

Église de la ville de Verner, dans le nord de l'Ontario.

Avec le début du déconfinement, certains lieux de culte de l'Alberta envisagent de rouvrir leurs portes.

Photo : Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Alors que l’Alberta a entamé sa première phase de déconfinement, les lieux de culte de la province tentent de s’organiser afin de permettre le retour des fidèles.

Depuis le 14 mai, les églises, les mosquées et les synagogues de la province peuvent accueillir jusqu’à 50 fidèles. Certaines n’ont cependant pas encore décidé de rouvrir leurs portes.

À l’heure actuelle, on n’a pas de messe publique. Dans les prochaines semaines, on veut commencer lentement et avec beaucoup de précautions à avoir des messes, en gardant les distances sociales, comme maintenir 2 mètres entre les gens, explique l'archevêque du diocèse Grouard-McLennan du nord-ouest de l'Alberta, Gérard Pettipas.

Selon lui, les défis pour assurer la sécurité des paroissiens sont nombreux pour la soixantaine d’églises que compte son diocèse.

Le plus grand défi c’est que nous devrons appliquer les restrictions à toutes les situations, à toute paroisse, à toutes les églises

Gérard Pettipas, archevêque du diocèse Grouard-McLennan du nord-ouest de l'Alberta

Il faut nettoyer l’église après chaque service et nous avons besoin de bénévoles pour faire cela. Comment va-t-on s’assurer que seulement 50 personnes viennent à la messe? Est-ce que ce sera le premier arrivé, premier servi? Est-ce qu’on peut faire un enregistrement pour chaque messe? Il y a tout un défi à ce point-ci, ajoute-t-il.

Une stratégie provinciale

Jeudi, les communautés religieuses de toute la province ont pris part à une rencontre téléphonique avec le premier ministre Jason Kenney et la médecin hygiéniste en chef de la province, Deena Hinshaw, pour discuter des mesures sanitaires nécessaires à la réouverture des lieux de cultes.

Selon les directives du gouvernement albertain, les lieux de culte, à l’exception de ceux situés à Calgary et à Brooks, peuvent désormais accueillir 50 personnes ou l’équivalent du tiers de leur congrégation.

Les lieux de culte de Calgary et de Brooks pourront augmenter leur capacité à compter du 1er juin.

Les employés devront entre autres porter un matériel de protection individuelle approprié et s’assurer que les fidèles respectent les mesures de distanciation physique.

Du désinfectant pour les mains devra être disponible sur place et certaines pratiques comme le chant seront interdites.

La Dre Hinshaw nous a dit que nous devions appliquer les directives du gouvernement du mieux que nous pouvons et en fonction de notre situation

Pasteur Randy Meissner, église évangélique luthérienne St John à Edmonton

Notre plus grand défi sera de familiariser les gens avec ces nouvelles pratiques. Je pense que le fait de ne pas pouvoir chanter sera difficile pour plusieurs. Le défi sera de trouver un équilibre entre le respect des mesures sanitaires et l’organisation de services religieux qui ont du sens pour nos paroissiens, explique le pasteur, qui indique que son église ne rouvrira pas avant le mois de juin.

Célébration de l’Aïd el-Fitr

Pour les musulmans, qui célèbrent la fin du ramadan ce week-end, la réouverture des lieux de cultes tombe à point. En plus de diffuser ses célébrations sur Internet, la mosquée Rahma d’Edmonton tiendra six prières, dimanche, afin de permettre à ses fidèles de célébrer l'Aïd el-Fitr dans le respect des mesures sanitaires imposées par le gouvernement.

Les visiteurs devront entre autres réserver leur place en ligne avant d’aller à la mosquée, respecter les marqueurs de distance collés au sol et apporter leur propre tapis de prière.

Nous voulons encourager les gens à célébrer de manière sécuritaire, affirme Yasin Cetin, responsable de l’engagement communautaire pour l’Association musulmane du Canada (MAC) à Edmonton.

La mosquée Al Rashid également située à Edmonton a pris des mesures similaires. Selon sa directrice des communications, Noor Al-Henedy, les précautions prises sont appréciées des fidèles.

Les gens sont simplement heureux de pouvoir prier à la mosquée avant la fin du ramadan. Ils sont prêts à faire ce qu’il faut pour pouvoir le faire, dit-elle.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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