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L’enquête interne sur la mort de Marylène Levesque retardée

Marylene Levesque a le haut du corps sorti d'une fenêtre, et la vue derrière elle est une rue de la basse-ville de Québec. Elle a les cheveux blonds et est souriante.

Marylene Levesque vivait au Saguenay, mais elle venait souvent à Québec pour le travail.

Photo : Facebook

En raison de la crise sanitaire, l’enquête interne de la Commission des libérations conditionnelles et de Service correctionnel Canada sur la mort de Marylène Levesque est suspendue jusqu’à nouvel ordre.

Marylène Levesque est cette femme de 22 ans, tuée dans un hôtel de Sainte-Foy le 22 janvier par Eustachio Gallese, 51 ans.

En semi-liberté après avoir été reconnu coupable du meurtre de sa conjointe en 2004, Gallese était obsédé par Marylène Levesque, qui travaillait dans un salon de massage érotique.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a approuvé la prolongation de sa semi-liberté en septembre 2019, tout en indiquant s’opposer à une stratégie pour répondre aux besoins sexuels du délinquant, rendue possible avec son équipe de gestion de cas.

La CLCC et le Service correctionnel du Canada (SCC) ont entamé une enquête interne pour tenter de répondre aux nombreuses questions sur la semi-liberté du criminel, qui est maintenant condamné à perpétuité pour le meurtre prémédité de la jeune femme.

Le rapport devait être rendu public et les deux organisations se donnaient deux mois pour le remettre, ce qui rendait la fin de l'enquête possible dès le début du mois d'avril.

Pour respecter les consignes de la santé publique relativement à la pandémie de COVID-19, le SCC confirme que l’enquête est retardée.

À la suite des restrictions de déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de la province mises en place par les gouvernements provinciaux, le comité a été reporté, précise le SCC par courriel.

Pierre Paul-Hus, debut, les mains devant sa poitrine, alors qu'il s'adresse au président de la Chambre des communes.

Le député Pierre Paul-Hus était à Ottawa mercredi pour une rencontre du comité spécial sur la pandémie de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

La pandémie a le dos large

Le député conservateur derrière la motion acceptée par la Chambre des communes pour condamner les décisions de la CLCC dans cette affaire, Pierre Paul-Hus, estime que l’enquête conjointe des deux organisations devrait reprendre.

Moi, je trouve actuellement que la pandémie, oui c'est important, mais la pandémie a le dos large. Il y a énormément de travail qui peut être effectué, de façon virtuelle. Alors pour moi, il n'y a pas de motif pour dire que les gens de Service correctionnel ne fassent pas leur enquête interne pour savoir ce qui s'est passé dans le cas de Marylène Levesque, affirme-t-il.

Aucune date pour la reprise de l’enquête n'a été déterminée pour le moment, précise de son côté le SCC.

Les travaux non liés à la COVID-19 sont aussi arrêtés à Ottawa. Un comité spécial sur la pandémie siège actuellement, ainsi que le comité permanent sur la santé et celui sur les finances.

Le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles souhaite que tous les travaux reprennent le plus rapidement possible.

Lundi prochain, la Chambre des communes doit décider si on continue à faire des travaux qui ne sont liés qu'à la pandémie, ou essayer d’aller plus loin. Nous, les Conservateurs, on demande de reprendre les travaux virtuels ou en personne.

Le comité sur la sécurité publique et nationale est prêt

En plus de l’enquête interne des deux organisations publiques, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale (SECU) enquête lui aussi sur les circonstances entourant la mort de Marylène Levesque.

Un poste de commandement de la police de Québec est en place jeudi dans le stationnement du stade Canac, près de la Centrale Victoria.

Avant qu'Eustachio Gallese ne plaide coupable, la police de Québec avait installé un poste de commandement pour recueillir des informations. Les enquêteurs étaient entre autres à la recherche des téléphones cellulaires du criminel et de la victime.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

Son président, le député libéral John McKay, dit être impatient de pouvoir reprendre le travail. M. McKay admet que c’est une décision qui comprend plusieurs aspects, notamment les consignes de santé publique, mais il sent que son comité sera en mesure de reprendre ses activités avec quelques députés sur place à Ottawa, et d’autres à distance.

Pierre Paul-Hus est vice-président du comité SECU. Il croit lui aussi que les travaux doivent reprendre le plus tôt possible.

On a déjà eu deux rencontres pour parler du dossier de Marylène Levesque. On a reçu deux anciens commissaires, et la commissaire du Service correctionnel, ainsi que la présidente de la CLCC, et déjà on a vu qu'il y a des lacunes, fait-il valoir.

Les deux députés admettent qu’il est possible que même si le comité reprend ses activités, qu’il doive d’abord se concentrer sur des sujets liés à la pandémie.

Mais moi, dès qu'on reprend le travail, je vais demander de mettre en premier le retour immédiat de l'enquête sur Marylène Levesque, souligne M. Paul-Hus.

Auto-portrait de la jeune femme.

Marylène Levesque a été retrouvée morte dans une chambre d'hôtel de Sainte-Foy après que son meurtrier se soit rendu délibérément au poste de police.

Photo : Facebook/Marylène Levesque

La dernière rencontre du comité SECU était le 12 mars. Le lendemain, le Québec fermait ses écoles, notamment, et les États-Unis venaient tout juste d’annoncer la fermeture de ses frontières aux voyageurs venant d’Europe.

Pour le moment, les députés fédéraux se réunissent deux fois par semaine, mais ce modèle arrive à échéance lundi. Samedi après-midi, le gouvernement Trudeau a présenté une nouvelle offre aux partis de l’opposition pour la reprise des travaux parlementaires à Ottawa.

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