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Des aînés demandent un remboursement pour des services non reçus en résidence privée

Une dame âgée dans un couloir.

Rien pour le moment n'est prévu pour dédommager les résidents qui ont payé pour des services non reçus.

Photo : Getty Images

Félix Morrissette-Beaulieu

La Fédération des Centres d’assistance et d’accompagnement aux plaintes (FCAAP) demande au gouvernement du Québec d’aider financièrement de nombreux aînés en résidence privée qui ont payé pour des services non reçus en raison de la pandémie.

Bon nombre de résidents ont payé pour des services de ménage, d'alimentation ou de loisirs, malgré leur suspension durant la pandémie, remarque la FCAAP, organisme qui accompagne les aînés lors d’un différend avec leur propriétaire.

Il n’y a rien qui prévoit au niveau légal, en ce moment, un remboursement pour les aînés, souligne Manon Fortin, directrice générale de la Fédération.

Oui, [des baux] ont été signés, mais le contexte était alors bien différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, croit Manon Fortin.

On a beaucoup, beaucoup d’appels qui relèvent cette situation-là, déplore-t-elle.

C'est le cas d'Yvon Pouliot, 86 ans, qui demeure dans une résidence de Québec. Il paie 60 $ par mois pour un service de ménage dans son studio.

Depuis près de trois mois toutefois, les directives de santé publique demandent aux résidences de ne fournir que les services jugés essentiels. Yvon Pouliot ne profite donc pas du ménage à l'intérieur de son studio.

Cependant, les frais sont tout de même débités, constate M. Pouliot. On ne m'a pas donné de réduction sur des services que [la résidence] ne m'avait pas donnés.

Il dit avoir fait des démarches auprès du ministère de la Santé pour s'informer des recours possibles.

Aide demandée

Manon Pouliot demande une aide financière de la part du gouvernement provincial pour les aînés.

La FCAAP rappelle que les résidences privées pour aînés ont reçu 40 millions de dollars pour les aider à gérer leurs ressources humaines et continuer d’offrir des services.

Nous comprenons que les résidences privées pour aînés, tout comme d’autres entreprises, font face à certaines difficultés financières et à des défis organisationnels. Mais cela ne peut, en aucun cas, se faire au détriment des aînés qui y vivent, ajoute la directrice.

De son côté, le Bureau d'animation et information logement (BAIL) rappelle que les aînés n'ont pas accès à une aide au logement. Ces derniers consacrent parfois jusqu'à 70 % de leur revenu en loyer en raison de ces services particuliers, souligne l'organisateur communautaire Jonathan Carmichael.

Pandémie ou pas, rien ne justifie de faire payer les gens pour ce qu'ils ne bénéficient pas, croit M. Carmichael.

Si ces services ne sont plus rendus, les résidences devraient offrir une diminution de loyer, conclut-il.

Le cabinet de la ministre des Aînés Marguerite Blais a préféré ne pas commenter le dossier en fin de semaine.

Le Regroupement des résidences privées pour ainés n'a pas répondu aux questions de Radio-Canada.

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