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Six personnes sont assises à des tables à pique-nique, à distance réglementaire en temps de pandémie, dans un parc de Montréal.

Des Montréalais profitent du relâchement de certaines règles de confinement : les rassemblements extérieurs de 10 personnes ou moins sont maintenant permis, en gardant une distance de deux mètres.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

Maintenant que les Québécois peuvent organiser des rassemblements extérieurs de 10 personnes ou moins, les autorités martèlent l'importance de ne pas baisser la garde et risquer d’attraper la COVID-19. Le virus existe encore autour de nous, rappelle l’épidémiologiste Nima Machouf, qui donne certains conseils pour être ensemble sans se mettre les uns les autres à risque.

Sa première recommandation, comme celle des autorités de la santé publique, est de ne pas oublier de garder une distance de deux mètres entre chaque personne.

Mme Machouf souligne aussi l’importance de se réunir à l’extérieur. On ne va pas partager d’espace clos ensemble, dans la mesure du possible, dit-elle.

Des précautions sont à prendre si, en visite chez la famille ou les amis, on doit se rendre à la salle de bain.

Idéalement, il faut seulement entrer et sortir. On se lave bien les mains. Si on a notre masque, on porte le masque pour éviter de répandre le virus dans l’environnement de la maison. On peut nettoyer la poignée de la porte de la salle de bain en entrant et en sortant. Des mesures d’hygiène supplémentaires à ce qu’on fait d’habitude, mais ça ne va pas nous empêcher de vivre, énumère-t-elle.

Par ailleurs, il est très possible de prendre un repas en commun, note l’épidémiologiste, avec certains ajustements.

Il faut qu’on essaie de ne pas partager d’objets. On peut amener nos ustensiles, verres, assiettes. Ça peut être une bonne idée, suggère-t-elle.

Lors du repas, il est aussi recommandé de désigner une seule personne pour servir un mets, par exemple la salade, le riz ou le vin, pour éviter que tous se servent et touchent aux mêmes objets.

Mme Machouf ne croit pas qu’il soit nécessaire d’apporter sa propre nourriture et pense qu’on ne met personne en danger en servant quelqu’un qui nous tend son assiette ou son verre.

Elle propose également à ceux qui ont un boyau d’arrosage de le rendre disponible et de placer du savon à côté, pour que les gens puissent régulièrement se laver les mains.

Enfants et personnes âgées

L’épidémiologiste admet qu’il est très difficile d’obliger les enfants à respecter une distance de deux mètres, particulièrement entre eux. Elle conseille donc, à défaut de distanciation, de les encourager à se laver les mains et rappelle qu’ils sont la population la moins susceptible de complications ou de décès liés au coronavirus.

Les enfants qui ont des problèmes de santé doivent être plus isolés cependant, note-t-elle, et cette recommandation vaut aussi pour les personnes de 70 ans et plus.

Chacun connaît mieux l’état de sa santé. Si on a des raisons de penser qu’on est plus à risque de développer des complications si on attrape la COVID, il va falloir doubler de vigilance. Ça ne veut pas dire qu’on n’a pas le droit de participer à des activités à l’extérieur, mais on s’assure qu’on ne s’approche pas des autres et qu’on ne partage absolument rien.

L'épidémiologiste Nima Machouf

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