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COVID-19 : à vous de payer pour la nouvelle réalité des magasins?

Une coiffeuse est debout derrière une cliente assise. Les deux portent un masque sur leur visage.

Les salons de coiffure ont rouvert dans certaines régions du pays, mais ils sont soumis à des règles rigoureuses sur le nombre de clients qu’ils peuvent avoir dans le magasin et doivent avoir des politiques strictes sur le nettoyage.

Photo : Radio-Canada / Jason Burles

Radio-Canada

Alors que la relance de l’économie est commencée au Canada, certaines entreprises font leurs premiers pas prudents vers une réouverture. Les clients doivent toutefois se préparer à devoir assumer un nouveau coût : certaines entreprises ajoutent maintenant une surcharge COVID-19 à votre facture.

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante affirme que ses membres n’ont pas le choix de transférer certains des coûts supplémentaires associés à la réouverture.

Si vous examinez le coût de l’équipement de protection individuelle, des produits désinfectants, les heures supplémentaires de travail qu’il faut pour s’assurer que les protocoles sont suivis, il est souvent nécessaire de refiler ces coûts aux clients , explique le directeur des affaires provinciales du Manitoba pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, Jonathan Alward.

Selon lui, les propriétaires d’entreprises ne font pas cela parce qu’ils le veulent. Ils le font parce qu’ils doivent absolument le faire .

Joanne Rempel fait partie de ceux qui ajoutent maintenant une surcharge COVID-19 à ses prix habituels pour l’aider à couvrir les coûts associés à la nouvelle réalité.

Propriétaire du salon Colors Beauty and Wellness à Winnipeg depuis 17 ans, elle a fermé ses portes en mars lorsque les règles de confinement ont été établies.

Elle a rouvert ses portes le 4 mai, mais les choses ne sont plus comme avant, fait-elle remarquer.

Normalement, son salon compte 12 stylistes qui reçoivent chacun environ 10 clients par jour. Comme il lui faut maintenant limiter le nombre de personnes dans le salon à tout moment en raison des règles de distanciation physique, seulement la moitié de son personnel travaille et peut voir un maximum quotidien de cinq clients chacun.

Le salon a également une politique rigoureuse d’utilisation de masques faciaux, de désinfectants et autres produits de nettoyage. Une pratique qui vient avec un coût important.

Nous avons essayé de tout absorber au début, mais les masques ont doublé de prix , explique Joanne Rempel. Selon elle, le salon avait un stock de masques avant le confinement. Ceux-ci coûtaient 50 cents chacun, mais ils ont rapidement été utilisés et elle ne peut pas en trouver d’autres pour moins de deux dollars chacun.

De plus, en raison de la limite imposée sur le nombre de clients qui peuvent être au salon, le revenu moyen de son entreprise est en baisse d’environ la moitié, dit-elle.

C’est pourquoi elle ajoute maintenant une surcharge COVID-19 de deux dollars sur chaque facture. Selon elle, les clients comprennent.

Transparence

L’expert en marketing David Soberman croit qu’il faut que les propriétaires d’entreprises soient francs sur le coût supplémentaire de la COVID-19.

Ils doivent être entièrement transparents, indique celui qui est professeur à l’Université de Toronto. Avant qu’un client accepte d’acheter quelque chose, il faut s’assurer que celui-ci sait que ces frais seront appliqués à la facture et donner le montant réel, de sorte que le client puisse décider s’il veut terminer la transaction ou non .

David Soberman juge qu’il est juste pour les consommateurs d’absorber une partie des coûts importants associés aux règles entourant la COVID-19.

Il note toutefois qu’il faut faire preuve d’une certaine sensibilité. Il y a aussi des gens qui ont peut-être perdu leur emploi, qui ont perdu un revenu important. Ils pourraient se sentir contrariés de devoir payer un supplément, même si dans certains cas, c’est justifié , fait-il remarquer.

Avec les informations de Karen Pauls et Cameron MacIntosh

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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