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Ralentissement du retour des services de soins de santé à T.-N.-L.

Une femme porte de l'équipement de protection individuelle.

Une femme porte de l'équipement de protection individuelle.

Photo : Associated Press / Mauro Scrobogna

Radio-Canada

Les autorités de la santé de Terre-Neuve-et-Labrador affirment que le report des opérations chirurgicales en raison de la pandémie a été limité par une lutte constante pour l'acquisition d'équipements de protection individuelle (EPI).

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Le Dr Larry Alteen, vice-président des services médicaux du réseau de santé Eastern Health, affirme que la pénurie d'équipements tels que les masques et les gants est un problème mondial.

L'accès aux équipements adéquats limite effectivement ce que nous pouvons faire à tous les niveaux. Je ne pense pas que nous serions capables de faire les choses comme nous le faisions avant. Nous n'aurions pas toutes les ressources disponibles pour les faire actuellement.

Portrait de Larry Alteen.

Larry Alteen est le vice-président des services médicaux de la régie de la santé de l’est de la province.

Photo : Radio-Canada

Pour la planification de cette semaine, nous avons parlé d'augmenter de cinq opérations supplémentaires par jour.

Larry Alteen, vice-président des services médicaux du réseau de santé Eastern Health

Le ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador soutient que les livraisons de matériel de la province sont tardives et limitées.

C'est une constante depuis que nous avons passé nos commandes en janvier, explique John Haggie, ministre de la Santé, lors du point de presse pour la COVID-19 de vendredi dernier.

M. Haggie explique que cette situation a eu plus de conséquences sur la reprise des opérations chirurgicales que les préoccupations concernant la disponibilité des lits dans les établissements de santé.

Le ministre de la Santé rapporte que 62 % des lits d'hôpitaux étaient occupés dès vendredi matin, et que les autorités sanitaires régionales seraient à l'aise si ce pourcentage atteignait 75 %.

Le ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador, John Haggie.

Le ministre de la Santé de Terre-Neuve-et-Labrador, John Haggie.

Photo : Radio-Canada

Le défi que nous devons relever pour faire plus en termes de chirurgies électives n'est pas de trouver des lits. Le défi est que nous utilisons l'EPI pour les cas non liés à la COVID-19 en raison des nouvelles réglementations sur la prévention et le contrôle des infections bien plus rapidement que l'année dernière à la même époque, dit-il.

M. Haggie ajoute que tant qu'un approvisionnement important et fiable en matériel ne sera pas trouvé, les autorités sanitaires devront continuer à évaluer leurs capacités chirurgicales semaine après semaine, cas par cas.

Beaucoup d’inquiétudes

À la mi-mars, les autorités sanitaires de la province ont reporté toutes les opérations et procédures non urgentes afin de libérer des lits d'hôpitaux et des ressources pour une éventuelle augmentation des cas de COVID-19 à Terre-Neuve-et-Labrador.

La province annonçait vendredi qu'elle enlevait certaines restrictions en vue de continuer son plan de déconfinement. Aucun nouveau cas de COVID-19 n'a été rapporté depuis plus de deux semaines.

Dwight Ball.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Dwight Ball, à une conférence de presse sur la COVID-19, le 23 avril 2020.

Photo : Gracieuseté - Gouvernement de T.-N.-L.

Les autorités sanitaires s'efforcent maintenant de prévoir la reprise des milliers d'interventions reportées depuis le début de la pandémie, mais le Dr Larry Alteen affirme que le processus est lent en raison d'un certain nombre de considérations.

[Le manque d’équipement] est l'un d'entre eux, mais c'est aussi le nombre de lits d'hôpitaux, de lits de soins intensifs disponibles, de produits sanguins disponibles. Sommes-nous capables de maintenir une distance sociale? , se demande-t-il.

Le Dr Alteen affirme que le nombre de procédures quotidiennes, au-delà des opérations d'urgence qui n'ont pas été reportées, a tout de même augmenté régulièrement.

Pour la planification de cette semaine, nous avons parlé d'augmenter de cinq opérations supplémentaires par jour, et pour la planification de la semaine prochaine, nous envisageons d'en faire encore plus. Nous devons juste nous assurer que nous avons la capacité nécessaire.

Une chirurgienne au travail.

Une chirurgienne au travail

Photo : Radio-Canada

Les responsables de la santé disent être conscients de l'effet sur les patients de l'attente de procédures telles que les opérations cardiaques et celles liées à un cancer.

Cet impact sur les patients est réellement pris très au sérieux et nous comprenons l'angoisse que cela provoque chez eux, indique le médecin.

Nos spécialistes, nos médecins et autres prestataires de soins de santé sont extrêmement inquiets et ils essaient de donner la priorité à leurs patients pour déterminer qui sont les plus urgents et faire en sorte que ces personnes soient soignées en premier. Ils s'inquiètent de leurs patients, de leurs soins et de l'accès à ces derniers.

Un équilibre

Les responsables de la santé affirment qu'il a été impossible de prévoir la capacité nécessaire pour traiter les patients atteints de la COVID-19 et impossible de savoir combien de personnes en seraient atteintes.

C'est un équilibre très difficile à trouver qui nécessite de choisir entre une prudence excessive et une agressivité excessive [envers le virus], dit le Dr Larry Alteen.

Une main portant un gant tient un écouvillon.

Test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Si vous regardez le nombre total de patients qui ont été hospitalisés pour la COVID-19 au cours des 10 dernières semaines, ce n'est pas un nombre énorme, mais si la santé publique n'avait pas fait tout l'excellent travail qu'elle a fait pour tracer, contacter et isoler les personnes qui pourraient avoir été exposées à la COVID-19, alors ce nombre aurait pu exploser, et vous devez vous préparer à cela, dit-il.

Au cours du week-end du 24 mai, les gens se sont-ils engagés davantage? Verrons-nous d'autres cas? Nous verrons au cours de la prochaine semaine ou d'ici 10 jours quel a été l'impact de cette situation.

Larry Alteen, vice-président des services médicaux du réseau de santé Eastern Health

Le Dr Alteen souligne que le système de santé doit continuer à se préparer à l'éventualité d'une recrudescence des cas de COVID-19 dans la province. Il est prévu qu'il y ait une augmentation de l'activité de la COVID à un moment donné dans le futur. Nous ne savons pas quand, et avant d'avoir le vaccin, on s'attend à ce que cela se produise, ajoute le médecin.

Avec les informations de CBC

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Terre-Neuve-et-Labrador

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