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Les garderies du Yukon bientôt rouvertes selon les capacités de chacune

Un enfant court dans un couloir vers d'autres enfants.

Chaque garderie ou camp de vacances de jour doit mettre en oeuvre des directives sanitaires pour pouvoir reprendre le plein service.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Les garderies du Yukon pourront de nouveau accueillir tous les enfants inscrits et les camps de vacances de jour peuvent aller de l’avant cet été.

Jusqu’ici, seuls les travailleurs essentiels ou les familles vulnérables pouvaient avoir accès au service de garderies.

Des lignes directrices de réouverture complète ont été développées dans le cadre de la première phase du plan de déconfinement des autorités sanitaires du Yukon.

Le médecin hygiéniste en chef Brendan Hanley affirme que les inspecteurs de garderies travaillent à établir les barèmes d’exploitation en fonction des capacités de chaque institution ou camp de vacances.

Brendan Hanley de profil en conférence de presse.

Le médecin hygiéniste en chef Brendan Hanley a annoncé la réouverture des salons de soins corporels le 27 mai, des restaurants le 29 mai, des garderies et des camps de vacances de jour.

Photo : Gouvernement du Yukon/Alistair Maitland

Les exploitants de services de garde d’enfants peuvent revenir au nombre d’inscriptions d'avant la COVID-19 tant qu’ils suivent les nouvelles directives de fonctionnement.

Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon

Le problème du personnel

À la Garderie du petit cheval blanc toutefois, la pandémie est arrivée à un bien mauvais moment. La directrice Louise-Hélène Villeneuve explique que des éducatrices embauchées pour les camps d’été devaient arriver ces jours-ci d’Europe, mais les restrictions de voyages les ont empêchées d’arriver. D’autres employés de la garderie ont de leur côté quitté le territoire vu les réductions de service de garde.

Louise-Hélène Villeneuve à l'extérieur souriant à la caméra.

Louise-Hélène Villeneuve est directrice de la Garderie du petit cheval blanc.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Donc là, c’est de trouver du personnel local qui parle français, qui est certifié en petite enfance, qui a son cours de premiers soins, tous les prérequis pour remplir les postes, ce qui nous permettra de fonctionner à pleine capacité.

Louise-Hélène Villeneuve, directrice, Garderie du petit cheval blanc

Un sondage pour connaître les besoins des familles a été préparé ce qui permettra de déterminer combien d’employés sont requis pour les sept groupes d’enfants que compte normalement l’organisme.

« On demande aux parents c’est d’être patients […] Dans le fond, on se retrouve à planifier comme une rentrée scolaire une fois de plus pendant l’année, donc ça prend beaucoup d’organisation », souligne Louise-Hélène Villeneuve.

Incertitude complète

La réouverture possible des services baigne ainsi dans l’incertitude ce qui n’aide en rien des parents comme Lauren Manekin Beille pour qui la pandémie a chamboulé l’équilibre famille-travail.

C’est super compliqué parce que d’un côté, il y a l’incertitude de la sécurité de se remettre tous ensemble et après l’incertitude de la carrière, comment je fais pour continuer à travailler et soutenir mon équipe [...] et maintenant de la petite qui elle n’a plus de programmation au niveau de l’école et du coup, qu’est-ce que tu fais si y a pas d’école pas de programmation?

Lauren Manekin Beille, parent

Les options sont minces. Comme bien d’autres, la petite famille habite loin de la famille élargie et il n’est pas toujours possible de se rapprocher d’autres familles en fonction du niveau d’aisance de chacun.

Égoportrait de la famille Manekin Beille portant des masques.

Les deux parents de la famille Manekin Beille ont continué de travailler à temps plein durant la pandémie. Maintenant que les classes se terminent, la famille se demande comment remplir ses obligations.

Photo : Lauren Manekin Beille

La maman croit tout de même que la gestion de la crise a été assurée adéquatement par les autorités puisque l’alternative aux restrictions aurait été de placer la population en plus grand danger.

Il lui faudra peut-être accepter d'envoyer sa fille dans un camp d’été en anglais, s'il y a encore des places.

Et si un cas est de nouveau répertorié?

Le médecin hygiéniste en chef explique que tout le progrès accompli pour le déconfinement ce serait pas nécessaire perdu advenant un nouveau cas de COVID-19.

« Si on continue d'avoir de temps en temps des cas qui sont bien identifiés, qui sont bien contrôlés, on n'anticipe pas nécessairement de changements dans le progrès des étapes qu'on va prendre. Mais si on avait une éclosion ou plusieurs cas [...], c'est là que ça peut [forcer] une pause ou un recul. »

Le Yukon n'a recensé aucun nouveau cas depuis un mois, le total demeurant à 11 malades rétablis et aucune hospitalisation.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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