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Hydro-Manitoba retire la majorité de ses employés du chantier Keeyask

Des hommes et des femmes autochtones bloquant une autoroute avec des pancartes expliquant qu'ils tentent de protéger les leurs de la pandémie.

Des membres de la nation crie Tataskweyak bloquent la route 280 qui mène au chantier de la centrale Keeyask, car ils craignent que les travailleurs apportent la COVID-19 dans leur communauté.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À la suite de barrages routiers de Premières Nations du nord de la province, Hydro-Manitoba a retardé un changement de quart prévu sur le chantier de la centrale Keeyask et retiré la majorité de ses travailleurs du site jeudi.

Les barrages ont été mis en place par les quatre Premières Nations qui sont partenaires d’Hydro-Manitoba pour ce projet. Elles sont préoccupées par la potentielle propagation de la COVID-19 par les plus de 1000 ouvriers qui se rendent normalement au chantier situé au nord de la province.

Mercredi, les manifestants ont reçu une injonction du tribunal pour qu’ils donnent accès à la centrale, mais la Chef de la Nation crie de Tataskweyak, Doreen Spence, a déchiré le document.

Nous n’avons pas levé le confinement, et il restera en place jusqu’à ce que nous arrivions à une entente,

Doreen Spence, Chef de la Nation crie de Tataskweyak

Le porte-parole d’Hydro-Manitoba, Bruce Owen, indique le chantier est maintenant en mode de soins et d’entretien, ce qui veut dire qu’une centaine de personnes seulement y sont pour assurer la sécurité et le fonctionnement du site.

Cette décision [...] a été prise lorsqu’il est devenu clair que le blocus illégal avait un impact sur la sécurité et le bien-être des personnes présentes au chantier, en bloquant la circulation de choses essentielles comme la nourriture et l’enlèvement de déchets, dit-il.

Le porte-parole d’Hydro-Manitoba Bruce Owen affirme que le ralentissement des opérations au chantier coûte 1 million de dollars par jour aux clients, sans compter les coûts de transport des ouvriers et les réclamations d’entreprises contractuelles.

Le conseiller de bande de Tataskweyak Nathan Neckoway dit que les barrages ne laissent rien passer parce que les Premières Nations souhaitent que les travaux du projet s’arrêtent jusqu’à ce que la menace de la COVID-19 n’existe plus.

Nous disons que c’est notre sécurité et notre bien-être qui est à risque depuis le début, dit-il.

Les Premières Nations affirment ne pas avoir été consultées sur toute la ligne, ce que dément Hydro-Manitoba.

Bien que les déplacements dans le nord du Manitoba soient interdits, la société d’État dit que les autorités sanitaires provinciales ont approuvé leur plan de reprise des travaux et de changement de quarts.

Avec les informations de Sam Samson et de Rachel Bergen

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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