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Entrée des travailleurs étrangers : agriculteurs soulagés, transformateurs amers

La jeune agricultrice dans sa serre avec des tomates dans les mains

Rébeka Frazer-Chiasson, présidente de l'Union nationale des fermiers, dans sa serre (archives).

Photo : Radio-Canada / Facebook : Terre partagée

Radio-Canada

Le premier ministre Blaine Higgs a annoncé vendredi que la province lèvera l'interdiction d'entrée des travailleurs étrangers temporaires en agriculture et dans le secteur de la pêche.

Si les agriculteurs poussent un soupir de soulagement, les responsables d'usine rétorquent quant à eux que cette nouvelle arrive trop tard.

Les travailleurs étrangers auront la permission d'entrer dans la province dès le 29 mai et devront se soumettre à une période d'isolement de 14 jours à leur arrivée.

Après leur quarantaine, il ne restera que deux semaines à la saison de pêche.

Selon un gestionnaire d'usine de transformation du poisson, la compétitivité des produits à l'extérieur du marché de la province est compromise.

Ce sera impossible pour les pêcheurs et les usines du Nouveau-Brunswick de se mesurer à la compétition de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Edouard cette année, regrette Serge Maillet, de l'usine Shediac Lobster Shop.

Pour nous autres, c’était une faillite. Notre production a diminué de 50 %.

Serge Maillet, gestionnaire d'usine
Serge Maillet en entrevue par vidéoconférence.

Serge Maillet, gestionnaire de l'usine de transformation de homard Shediac Lobster Shop.

Photo : Radio-Canada

Du côté agricole, si la plupart des fermes pourront sauver leur saison, il faudra faire une croix sur le projet d'autonomie alimentaire.

On avait comme un appel dans le temps de la pandémie d’augmenter la production au Nouveau-Brunswick et ça je crois qu'on a manqué le bateau là-dessus, constate la présidente de l'Union nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick, Rebeka Frazer-Chiasson.

En revenant sur sa décision, Blaine Higgs renonce ainsi à son pari de trouver du travail à de nombreux Néo-Brunswickois au chômage.

La présidente de l'Union nationale des fermiers de la province croit que le premier ministre s'était laissé emporter par une vision idéaliste qui ne tenait pas compte des réalités de l'industrie.

Je pense qu’il y avait certainement de l’idéalisme de penser qu’on pouvait remplacer des travailleurs hyper qualifiés par des gens temporairement sans emploi qui n’avaient aucune expérience dans le domaine.

Rebeka Frazer-Chiasson, présidente de l'Union nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick

Le gouvernement avait annoncé cette interdiction d'entrée le 28 avril dernier dans un effort visant à limiter la propagation de la COVID-19.

Avec les informations de Rose St-Pierre

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