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Comment des Acadiens vivent la pandémie à l'étranger

Deux enfants devant un lac en Suisse.

Comme beaucoup d’Acadiens expatriés, Natalie Helmy Wintermark rentre voir sa famille chaque été. Elle n’aurait jamais pensé qu’une pandémie allait changer ses plans de vacances.

Photo : Autre banques d'images / Avec la gracieuseté de Natalie Elmy Wintermark.

Radio-Canada

Mireille Robichaud et André-Marc Lanteigne, un couple originaire de la Péninsule acadienne, vivent la pandémie de coronavirus depuis Kuala Lumpur en Malaisie, tandis que l’Acadienne Natalie Helmy Wintermark passe cette crise à Zurich en Suisse. Comment ces familles s'adaptent-t-elles à cette situation à l'étranger?

Une famille acadienne en Suisse

Il y a un magnifique lac à Zurich. Le lac était même barricadé. On ne pouvait pas marcher autour du lac, se promener. Ils essayaient vraiment d’empêcher les gens de se rassembler, raconte Natalie Helmy Wintermark, qui a été surprise par l’étendue des dispositions.

Cette Acadienne, qui a grandi au Nouveau-Brunswick, travaille en Europe depuis plusieurs années. Elle a notamment habité en France et en Norvège. Depuis deux ans, elle se trouve avec son époux et ses deux enfants en Suisse.

Debout dans un champ devant des montagnes, une famille composée d'une femme et d'un homme et deux enfants.

Natalie Helmy Wintermark et sa famille vivent en Suisse depuis deux ans.

Photo : Gracieuseté/Natalie Herman Winterman

C’est sûr que ça rend l’expérience d’être à l’étranger… On se sent encore plus loin. On est inquiets aussi. J’ai de la famille à Moncton : ma mère, mon frère. On se sent plus inquiets pour eux, explique-t-elle.

La Suisse est l’un des pays où le taux de contamination au coronavirus a été le plus élevé en Europe.

Heureusement les enfants sont de retour à l'école. La Suisse a pour son dire que les enfants peuvent être atteints du coronavirus, mais ce n’est pas eux qui répandent le coronavirus. Les enfants ne peuvent pas être plus de 15 dans une salle de classe en ce moment, mais ils peuvent aller à l’école, ils peuvent jouer dans la cour d’école, tout en faisant un peu attention quand même, décrit Mme Winterman.

La famille Helmy Wintermark et leur chat.

En Suisse, les enfants ont pu retourner à l'école.

Photo : Autre banques d'images / Avec la gracieuseté de Natalie Elmy Wintermark.

Ce qui attriste le plus Natalie Helmy Wintermark c'est qu’elle ne pourra pas rentrer voir ses proches à Moncton, cet été.

Elle avait prévu de passer les vacances au Nouveau-Brunswick, mais en raison de la fermeture des frontières, cela ne sera pas possible pour cette année.

C’est quand même triste, car c’est la première fois que je vais avoir le sentiment que je ne peux pas revenir. C’est vraiment un sentiment étrange­.

Natalie Helmy Wintermark

Comme beaucoup d’Acadiens expatriés, elle rentre voir sa famille chaque année. Elle n’aurait jamais pensé qu’une pandémie allait changer ses plans de vacances.

Un couple d'Acadiens en Malaisie

On est dans un pays paradisiaque et on n’est pas en mesure de visiter, se désole Mireille Robichaud.

André-Marc Lanteigne et Mireille Robichaud vivent à Kuala Lumpur en Malaisie depuis février. Ils ont déménagé dans la capitale malaisienne en début d’année pour le travail de Mme Robichaud.

Celle-ci a décroché un poste à la banque centrale de la Malaisie.

Andre-Marc Lanteigne et Mireille Robichaud mangent des fruits.

Andre-Marc Lanteigne et Mireille Robichaud du Nouveau-Brunswick ont vécu le confinement en Malaisie.

Photo : Autre banques d'images / Avec la gracieuseté de André-Marc Lanteigne.

Si elle continue à travailler, le confinement lui a fait vivre des situations hors normes. Par exemple, Mme Robichaud doit passer plusieurs barrages, avec des policiers armés, pour se rendre à son travail.

Lorsqu’il y a eu le lockdown, les personnes étaient vraiment contrôlées. C’est-à-dire qu’il y avait des policiers, partout, armés, se souvient Mireille Robichaud.

Son conjoint raconte qu’il s’est senti rassuré par les actions du gouvernement malaisien face à la pandémie. Selon lui, le pays a vite réagi à la crise, en fermant ses frontières et en demandant à la population de rester à la maison, de manière stricte.

ll y avait plein d’inconnus, mais on s’est sentis assez rassurés rapidement lorsqu'on a vu la façon dont ils ont géré la crise. Par exemple, c’est la même population que le Canada, puis il y a 50 fois moins de morts et 10 fois moins de gens infectés par le virus, constate-t-il.

Il ajoute : Le gouvernement a moins de ressources évidemment que les pays occidentaux… mais ils n’ont pas lésiné sur les ressources.

Mireille Robichaud devant des gratte-ciels en Malaisie.

Mireille Robichaud est une Acadienne. Elle travaille à Kuala Lumpur en Malaisie et a passé le confinement là-bas.

Photo : Autre banque d’images / Avec la gracieuseté de Mireille Robichaud.

Si le couple ne va pas oublier cette expérience de sitôt, il supporte bien le confinement en Malaisie, notamment grâce à leurs animaux de compagnies qui leur apportent un certain réconfort dans cet isolement.

Mireille Robichaud admet quand même que le Nouveau-Brunswick et ses produits locaux lui manquent.

Avec les informations de Sophie Désautels.

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