•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Il n'y a plus de cas actifs de COVID-19 au CHSLD et au Manoir du Havre de Maria

L'affiche qui accueille les visiteurs devant le CHSLD de Maria

Centre d'hébergement et de soins de longue durée CHSLD de Maria (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les éclosions survenues au Manoir du Havre et au CHSLD de Maria sont désormais considérées comme terminées.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) indique qu’il n’y a plus de cas actifs dans ces deux établissements. La majorité du personnel touché par ces deux éclosions a réintégré son poste.

Au total, 28 des 30 résidents et 20 travailleurs de la résidence pour aînés du Manoir du Havre avaient été contaminés par le coronavirus.

Au CHSLD, sept résidents et trois travailleurs avaient été atteints par la COVID-19 lors de cette seconde éclosion à survenir à Maria en deux semaines.

Deux résidents du CHSLD et cinq résidents du Manoir du Havre sont morts de la COVID-19. Le huitième décès associé à la maladie en Gaspésie est aussi lié à ces deux éclosions.

État de la situation

Sept semaines après l’éclosion au Manoir du Havre, il ne reste plus que deux préposées aux bénéficiaires en provenance du CISSS pour soutenir l’équipe.

Du personnel supplémentaire est toujours en poste au CHSLD de Maria puisque les tests de dépistage de deux résidents du CHSLD sont toujours positifs. C’est aussi le cas de neuf résidents du Manoir du Havre.

La direction régionale de santé publique (DSP) considère ces personnes comme guéries puisqu’elles ne présentent aucun symptôme de la COVID-19 depuis plus de 21 jours.

Toutefois, des zones chaudes sont toujours en place dans les deux établissements.

Interventions du CISSS

Rétrospectivement, le directeur du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées de la région, Jean Saint-Pierre, estime que plusieurs mesures ont aidé le CISSS à contrôler la crise et à freiner la propagation du virus.

Une affiche devant le Manoir du Havre à Maria.

Le Manoir du Havre à Maria

Photo : page facebook

Il souligne entre autres l’ajout de gestionnaires pour soutenir l’équipe ainsi que d’une infirmière en contrôle et prévention des infections. Il y avait vraiment une équipe dédiée sur ce plan-là , observe le gestionnaire.

Le troisième élément, selon lui, ce sont les travailleurs.

Ça prenait toute l’entraide et la collaboration du personnel pour agir avec rigueur et appliquer toutes les mesures de prévention et de contrôle des infections.

Jean Saint-Pierre, directeur du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées au CISSS de la Gaspésie

Le personnel a été rapidement assigné à un seul établissement. La main-d’œuvre est toujours un enjeu, mais on a vraiment pris les moyens pour stabiliser nos équipes, raconte Jean Saint-Pierre. L’éclosion au Manoir du Havre est survenue à la fin mars au moment où, au Québec, seuls les voyageurs arrivant de l’étranger étaient invités à subir un test de dépistage.

C’est une travailleuse qui n’avait pas voyagé, qui a été, bien involontairement, à l’origine de la contamination. À l’époque, la santé publique testait seulement les gens revenant de voyage. Il faut se rappeler qu’à ce moment-là, le personnel ne portait pas le matériel de protection comme c’est le cas aujourd’hui.

En tout, 22 travailleurs du CISSS, y compris les deux gestionnaires, ont été mobilisés en renfort pour suppléer à l’équipe du Manoir, décimée par la COVID-19.

Retour des proches aidants

La situation dans les deux établissements revient peu à peu à une certaine normalité, ponctuée de toutes les mesures mises en place pour protéger le personnel et les usagers.

Les proches aidants des résidents ont été autorisés à réintégrer le CHSLD et la RPA. On applique encore des mesures très rigoureuses dans la prévention et le contrôle des infections, observe Jean Saint-Pierre. Malgré le confinement et les mesures d’hygiène sociale, les résidents ont pu reprendre bon nombre d’activités.

Le CISSS a entre autres mis en place des moyens pour faciliter la communication entre les familles et les proches. Il y a des séances Facetime qui sont organisées, des séances d’activités physiques et cognitives qui se poursuivent. Les équipes en loisirs sont encore présentes, on s’est adapté à la situation et aux règles de distanciation, indique M. Saint-Pierre. Malheureusement derrière, ces éclosions, il y a eu des décès, rappelle-t-il.

Nouvelles mesures

Pour éviter d’autres éclosions dans le réseau des établissements pour personnes âgées de la région, le CISSS a depuis mis en place une équipe de médecins et d’infirmières qui a fait le tour des établissements afin de s’assurer que tous les protocoles de prévention étaient bien suivis.

Une travailleuse attache le dos de la blouse en plastique d'une de ses collègues.

Des travailleurs de la santé endossent des habits de protection (archives).

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

L’équipe d’infirmières en prévention et en contrôle des infections est passée de 5 à 25 personnes. La présence des gestionnaires a été rehaussée dans tous les CHSLD.

Le CISSS a aussi mis en place un processus de visites, de téléphones et de contrôle des établissements publics et privés. De la formation sur la prévention a été offerte au personnel. Tout ça a mis en action pour être davantage prêts et, dans la mesure du possible, éviter les prochaines éclosions, indique Jean Saint-Pierre.

La pénurie de main-d’oeuvre est toujours présente. Des étudiants sont venus prêter main-forte au CISSS qui a aussi recruté par le biais du site Jecontribue.com.

Des équipes pourront être déplacées si survenait une autre éclosion. Avec le déconfinement, il faut demeurer alerte et prudent, conclut le gestionnaire du CISSS.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Coronavirus