•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les terrasses pourraient être une bouée pour les restaurateurs

La rue Racine au centre-ville de Chicoutimi

La rue Racine au centre-ville de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’agrandissement des terrasses extérieures pourrait être une bouée de sauvetage pour des restaurateurs de Saguenay qui ont été forcés de fermer leurs salles à manger en raison de la pandémie de COVID-19.

Bien que les services de livraison, de repas à emporter et de commandes à l'auto soient toujours offerts, les propriétaires de plusieurs restaurants ont vu leurs profits chuter dramatiquement.

À Saguenay, les corporations des centres-villes des trois arrondissements ont commencé à communiquer avec les restaurateurs afin de savoir si l'idée de permettre l'agrandissement des terrasses en empiétant sur des trottoirs, sur des stationnements et peut-être même sur quelques artères commerciales leur semble prometteuse.

Certains d'entre eux ont de l'appétit pour cette piste de solution.

L'alternative [sic] la plus facile et la plus rapide, ce serait vraiment d'agrandir les terrasses pour que ce soit plus accessible pour les clients si on veut garder la distanciation.

Daniel Giguère, propriétaire, La Voie Maltée.

Éric Larouche et Pascal Desgagné, tous deux restaurateurs à Chicoutimi, pensent que bien des propriétaires voudraient développer leur terrasse non seulement pour y brasser de bonnes affaires, mais aussi pour créer une ambiance qui détonnerait avec la morosité ambiante.

Un homme avec une barbe parle.

Le propriétaire de l'Hôtel Chicoutimi, Éric Larouche

Photo : Radio-Canada

Ça pourrait être un outil intéressant non seulement pour les commerçants, mais aussi pour la population. Il y a quand même une question d'animer la ville, de la rendre attrayante pour la population locale , note Éric Larouche, propriétaire de l’Hôtel Chicoutimi et président des restaurants Inter et Rouge Burger Bar.

Pascal Desgagné, copropriétaire des restaurants Entre-Côte Riverin et Mike’s et du café Starbucks de la rue Racine croit qu’il serait possible de créer un environnement convivial.

Des autorisations nécessaires

Des autorisations doivent toutefois être obtenues auprès des autorités de santé publique et de la Régie des alcools, des courses et des jeux.

Ce qu'on entend, c'est qu'il y a une très belle ouverture de la part de la Régie des alcools, mais vous comprendrez qu'on doit attendre d'avoir les autorisations. Cela dit, ça ne nous empêche pas de faire des démarches , estime la mairesse de Saguenay, Josée Néron.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, est d’avis que l’agrandissement des terrasses est possible, mais il pointe que le processus administratif pour obtenir des autorisations est laborieux.

Il faut surtout débureaucratiser tout ça. J’ai déjà travaillé sur des dossiers de terrasses avec la Régie et c'est l'enfer , met-il en relief.

D’autres commerçants qui ne sont pas issus du domaine de la restauration aimeraient aussi avoir la possibilité de s’ouvrir vers l’extérieur. Certains acteurs du commerce au détail souhaiteraient pouvoir vendre leur marchandise dehors occasionnellement.

D'après le reportage de Catherine Gignac

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saguenay–Lac-St-Jean

Affaires