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Que fait le CISSS quand un patient est infecté par la COVID-19 dans l'un de ses bâtiments?

Une infirmière portant un masque et des habits de protection pousse un chariot dans le couloir d'un hôpital.

Une veille d'éclosion est rapidement mise en place lorsqu'un patient reçoit un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Reuters / Francois Lenoir

Lorsqu'un cas de coronavirus est identifié dans un des établissements du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, une série de protocoles et de mesures est déployée, notamment pour isoler les personnes qui auraient été en contact avec le nouveau cas déclaré.

C'est ainsi qu'une veille d'éclosion a été mise en place après que deux patients de l'Hôpital de Rimouski ont reçu un résultat positif au test de dépistage de la COVID-19.

La conseillère aux communications au CISSS, du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud, explique que, dès qu'un cas de COVID-19 est déclaré dans l'une des installations du CISSS, un « comité d'éclosion » se met en mode « veille d'éclosion ».

Pour qu'une éclosion soit officiellement déclarée, il faut que deux cas soient dépistés dans la même unité de soin.

Le CISSS s'est donc placé en « veille d'éclosion » au cours des dernières heures puisque les deux patients de l'Hôpital de Rimouski qui ont contracté la COVID-19 se trouvaient dans des unités différentes.

Un comité d'éclosion, ça implique la prévention au contrôle des infections, donc nos soins infirmiers spécialisés en prévention des infections. On a aussi nos microbiologistes infectiologues qui sont là également pour nous aider à faire l'analyse de risque [...] et les ressources humaines pour ce qui est de l'enquête au niveau des employés, l'évaluation du risque, définit-elle.

La santé publique se joint aussi à ce comité de même que des médecins. Ce regroupement sert à mettre en oeuvre toutes les mesures nécessaires pour limiter la propagation du virus.

On prend des décisions très rapides, puis on sort les listes des employés qui ont été en contact avec le cas. On sort les listes des usagers qui auraient pu croiser ce cas-là.

Ariane Doucet-Michaud, conseillère aux communications au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Chaque employé qui aurait pu être en contact avec un usager infecté est appelé pour déterminer si le contact a été significatif et pour évaluer si le risque qu'il court d'attraper le virus est faible, modéré ou élevé.

L'important, c'est de le détecter rapidement, puis après ça, retirer les personnes qui sont à risque élevé d'avoir pu être exposé à l'agent infectieux, à la COVID.

Jean-Christophe Carvalho, directeur des Services professionnels au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Ariane Doucet-Michaud ajoute que le comité détermine ensuite quelles mesures seront nécessaires pour assurer la sécurité des autres travailleurs et des patients.

On évalue, par exemple, si l'employé doit se placer en isolement à la maison ou s'il doit porter des équipements de protection de plus pour travailler.

Dépistage des patients et des usagers des installations du CISSS

Les personnes qui se présentent à l'hôpital ou dans un autre établissement du CISSS pour y recevoir des soins ne subissent pas systématiquement un test de dépistage de la COVID-19.

Un professionnel de la santé marche dans un corridor d'hôpital.

Les travailleurs de la santé qui aurait pu être en contact avec un patient infecté sont tous contactés.

Photo : Radio-Canada

Par contre, toutes les personnes qui se présentent à l'hôpital doivent passer par un « triage ».

Ce triage consiste en un questionnaire dans lequel on demande à l'usager s'il s'est rendu récemment dans une autre région, s'il a été en contact avec une personne infectée par la COVID-19 ou s'il présente des symptômes d'allure grippale.

C'est sûr que tous les usagers qui entrent à l'hôpital avec des symptômes d'allure grippale ou des symptômes qui peuvent être compatibles avec la COVID vont être dépistés d'emblée.

Ariane Doucet-Michaud, conseillère aux communications au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Les mesures de précaution nécessaires sont ensuite prises en fonction des réponses du patient.

Il n'y a pas encore de test de dépistage obligatoire pour un usager qui vient recevoir des soins à l'hôpital. Par contre, il y a des tests qui sont obligatoires avant un retour dans une ressource d'hébergement. [...] Donc, il se peut qu'à sa sortie de l'hôpital, on dépiste un usager. [...] Sur la prescription d'un médecin, un dépistage peut être fait également, soutient Ariane Doucet-Michaud.

Avec des informations d'Isabelle Damphousse

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