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Echoes, un quatrième album pour le groupe nordique The Jerry Cans

Le groupe d'Iqaluit s’est notamment fait connaître en 2018 pour avoir reçu deux nominations aux Prix Juno.

Les membres du groupe de musique The Jerry Cans.

The Jerry Cans a lancé, le 15 mai, son quatrième album, Echoes. Le groupe d'Iqaluit s'est notamment fait connaître après avoir reçu deux nominations aux Prix Juno, en 2018. De gauche à droite : Stephen Rigby, Avery Keenainak, Andrew Morrison, Gina Burgess et Brendan Doherty.

Photo : Saali Kuata/Photo fournie par Brendan Doherty

Dans son nouvel album, Echoes, qu’elle décrit comme son « plus abouti », la formation musicale d’Iqaluit The Jerry Cans apprivoise les thèmes de la santé mentale, de l’adaptation aux changements et de l’écoanxiété.

Quand vous écoutez l’album, vous pouvez vraiment percevoir les sentiments qui nous habitaient quand nous l’avons écrit et composé, décrit le batteur Stephen Rigby.

L’album Echoes, sorti le 15 mai, comporte 14 chansons qui allient notamment la guitare électrique, les chants de gorge et la musique électronique.

Environ la moitié de l’album comporte des chansons en inuktitut, et l’autre en anglais, explique le bassiste Brendan Doherty. C’est à l’image de notre groupe : certains sont Inuit, d’autres sont non-Autochtones et nous parlons des langues différentes.

Le groupe s’est notamment fait connaître en 2018 pour avoir reçu deux nominations aux Prix Juno.

Deux hommes devant un paysage nordique.

Le batteur Stephen Rigby (à gauche) et le bassiste Brendan Doherty (à droite) sont deux des cinq membres du groupe The Jerry Cans.

Photo : Jacinto Marques/Photo fournie par Brendan Doherty

Guitare acoustique et accordéon ont été mis de côté dans cette nouvelle proposition musicale. The Jerry Cans souhaitait se distancier des sonorités indie folk qui lui sont habituellement associées.

Cette fois-ci, nous nous sommes vraiment permis d’expérimenter… Et c’est probablement pour cette raison qu’on nous a refusé une bourse pour laquelle nous avions postulé : nous voulions expérimenter et sortir de notre zone de confort!, lance, en riant, Stephen Rigby.

Le quintette n’a pas manqué de créativité. Il s’est même rendu jusqu’à enregistrer des voix et des chants de gorge dans un igloo, lorsque tous les membres du groupe étaient réunis à Iqaluit.

Nous voulions intégrer des sonorités du Nord, alors nous avons transformé cet igloo en studio d’enregistrement, rapporte Brendan Doherty.

C’est venu créer une sorte de chevauchement entre des chants de gorge modifiés avec des effets éclectiques, mais aussi enregistrés dans un contexte très authentique.

Stephen Rigby, batteur du groupe The Jerry Cans
Deux chanteuses de gorge inuit devant un micro.

Les chanteuses de gorge Avery Keenainak (à gauche) et Nancy Mike (à droite), lorsqu’elles ont enregistré des passages de l'album Echoes dans un igloo construit à Iqaluit.

Photo : Brendan Dohert

Faire fi de la crise sanitaire

La pandémie a beau avoir porté ombrage à l’industrie musicale et entraîné, dans le cas du groupe, l’annulation de concerts prévus au Japon, en Allemagne et au Canada, la formation d’Iqaluit s’est résolue à garder le sourire.

Ironiquement, explique Brendan Doherty, certains passages de l’album traduisent même l’état d’esprit de plusieurs personnes en cette période de crise.

L’isolement, la solitude, l’anxiété liée au futur… Ce n’était pas voulu, mais ça correspond à [l’état d’âme] actuel, indique-t-il.

S’il ajoute que la crise le pousse à faire preuve de plus de réflexion face à son art, Brendan Doherty admet qu’il trouve difficile de ne pas pouvoir célébrer la sortie de l’album avec ses acolytes, aujourd’hui dispersés entre le Nunavut, l’Ontario et la Nouvelle-Écosse.

Notre créativité prend vraiment forme quand nous jouons ensemble, complète Stephen Rigby.

L’une des chansons, intitulée Swell (My Brother), est destinée à deux amis proches décédés par suicide.

Après avoir traversé ces moments émotionnels difficiles, nous ressentions le besoin d’exprimer un sentiment différent, relate Stephen Rigby, qui a d’ailleurs conçu le vidéoclip de la chanson.

Il y a une très belle qualité de vie ici et les communautés en sont très fières, donc je voulais donner un petit aperçu de ce à quoi ça ressemble, décrit Steven Rigby, le sourire dans la voix.

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Grand-Nord

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