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L’assainissement de la mine Giant doit mieux cibler la portée locale, selon un rapport

Une mine abandonnée entouré d'un boisé.

Le site de la mine Giant est situé à environ 5 kilomètres du centre-ville de Yellowknife.

Photo : Radio-Canada / Chantal Dubuc

Le conseil de surveillance de la mine Giant continue de s'inquiéter de l’importance donnée aux questions socioéconomiques du projet d’assainissement de la mine Giant. Il recommande à Ottawa de créer un poste chargé uniquement du développement de cet aspect du projet.

Dans son rapport annuel pour 2019, publié cette semaine, le conseil de surveillance note certaines améliorations, notamment avec la création d’une Stratégie socioéconomique du gouvernement fédéral pour le projet.

S’il s'agit là d’une mesure positive, le conseil de surveillance dit toutefois ne pas avoir noté de preuves importantes démontrant que les gouvernements fédéral et territorial ont adéquatement préparé les collectivités et les entreprises locales à saisir les avantages économiques qui viendront avec le projet.

Ce n’est pas la première fois que le conseil de surveillance en vient à cette conclusion. En 2017-2018, il avait noté que les travaux d'assainissement n’avaient recouru qu'à 20 % de travailleurs du Nord et à 4 % d’employés autochtones.

La tendance est à la hausse en 2018-2019 avec 44 % des travailleurs provenant du Nord et 19 % d’Autochtones. Cependant, le conseil de surveillance note aussi un haut taux de variation d’année en année et indique ne pas être en mesure de déterminer si cette tendance se poursuivra lorsque les travaux s’intensifieront au cours de la prochaine année.

Dans l'ensemble, les résidents continuent d'exprimer leur inquiétude quant à savoir s'ils seront en mesure de profiter pleinement des possibilités d'emploi et d'affaires qui augmenteront lorsque l'assainissement complet du site commencera, en 2021, indique le rapport.

Un poste pour diriger l’aspect socioéconomique

Le conseil de surveillance convient que l'équipe responsable du projet accorde plus d’efforts à l’assainissement physique des lieux que sur les retombées socioéconomiques pour la région.

Pour résoudre ce manque d'équilibre, le rapport recommande la création d’un poste d’envoyé spécial pour diriger et implémenter un plan socioéconomique en faisant la relation entre les trois ordres de gouvernement, les gouvernements autochtones et l’ensemble des parties concernées.

Une femme regarde la caméra.

Kathy Racher est la présidente du conseil de surveillance de la mine Giant, l'organisme indépendant qui supervise le projet d'assainissement.

Photo : Radio-Canada / Alex Brockman

Selon la présidente du conseil de surveillance, Kathy Racher, tout indique que l'équipe responsable de l’assainissement de la mine a de bonnes intentions pour ce qui est du développement économique de la région, mais qu’elle est souvent limitée par son approche plus technique.

Nous avons essayé de penser autrement et nous nous sommes dit : peut-être que ça aiderait d’avoir quelqu’un qui a de l'expérience dans la négociation avec les gouvernements et les groupes autochtones [et] qui se consacrerait à la maximisation des retombées, dit-elle.

Selon elle, ce genre de position existe dans d’autres grands projets qui nécessitent le travail de plusieurs ordres de gouvernement.

Des centaines de conteneurs rassemblés sur le site de la mine.

Environ 360 conteneurs remplis des restes toxiques du bâtiment où se faisait la torréfaction du minerai, fortement recouvert de poussière de trioxyde de diarsenic.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Hwang

237 000 tonnes de poussière toxique en héritage

La mine d’or Giant a été en activité de 1948 à 2004 à l’intérieur des limites de Yellowknife. Pendant cette période, son exploitation a produit 237 000 tonnes de poussière toxique de trioxyde de diarsenic.

Après la mise sous séquestre, en 1999, de son propriétaire, Royal Oak Mines, c’est le gouvernement canadien qui a hérité de la mine et du nettoyage de son site.

Le plan de l’équipe chargé de l’assainissement est de congeler les 237 000 tonnes de trioxyde de diarsenic et de les laisser sous terre pour l’éternité, ou jusqu’à ce qu’une meilleure solution voie le jour.

Le coût total du projet, qui comprend l'entretien à long terme du site est estimé à plus de 1,5 milliard de dollars. Les activités principales du projet doivent commencer en 2021.

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