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Les futurs enseignants manitobains dans l’incertitude

La coupole de l'Université de Saint-Boniface, à Winnipeg.

Les étudiants en première année en éducation à l'Université de Saint-Boniface ont été privés de leurs stages pratique ce printemps.

Photo : Christian Riou

Radio-Canada

Pour les étudiants en éducation de l’Université de Saint-Boniface, c’est une année scolaire privée d’un stage sur le terrain qui se termine. Ils espèrent que tout pourra rentrer dans l’ordre au mois de septembre. La pandémie pourrait par contre leur jouer un vilain tour.

Ça nous déçoit énormément, affirme Serge Nguena, qui est étudiant en première année en éducation à l’Université de Saint-Boniface (USB).

Printemps aurait dû rimer avec stage pratique pour lui et ses camarades de faculté. Mais la pandémie en a décidé autrement. Le stage de deux semaines, prévu au début du mois d’avril, a été annulé.

Au lieu d'être avec des élèves, encadrés par un tuteur, les étudiants se sont retrouvés seuls face à leur ordinateur.

La solution qu'ils (l’USB) ont proposée, c'était qu’on est censé remplir un dossier comme devoir de stage, explique Adrien Carrière, étudiant en première année lui aussi. On a fait une portion de ce devoir : la partie théorique. Ensuite, la partie pratique de nos stages va se tenir en septembre.

À la rentrée prochaine, les étudiants effectueront leurs deux stages, comme prévu dans le programme, mais de façon jumelée. Même s’il regrette ce changement, Adrien Carrière essaie de voir le bon côté des choses.

Il y voit une occasion de s’ancrer plus longtemps dans une école et de passer plus de temps avec les élèves.

Corriger les erreurs du passé

Toutefois, Serge Nguena avait de grands espoirs pour cette période d’exercice pratique printanière. Il aurait beaucoup aimé faire son stage dans deux écoles plutôt qu’une seule.

On aurait bien voulu renouveler l'expérience avec nos responsables de stage et les professeurs. Cela nous aurait permis de corriger nos erreurs précédentes.

Serge Nguena, étudiant à l'USB

Selon l'étudiant étranger, une inquiétude s’ajoute à cette déception. La reprise possible des cours et des stages à l'automne prochain reste plus qu’incertaine.

Le stress financier

Cela pourrait augmenter le coût des études qui, selon Serge Nguena, s’élève à environ 20 000 $ par an entre les droits de scolarité, le logement et les autres dépenses.

Je ne pourrais pas repousser davantage pour ma formation, c'est très coûteux. C'est déjà très coûteux de ne pouvoir pas travailler à cause de la COVID [19]. Le financement de mes études pour l’année prochaine est déjà compromis, souligne-t-il.

L'USB assure qu'elle est en réflexion au sujet de la session d'automne. Mais, pour l'heure, aucune décision n'a encore été prise en ce qui concerne les modalités d'enseignement pour la rentrée.

Vers des stages à distance?

Dans l’attente de directives, les étudiants ne rejettent aucune hypothèse. Ils se préparent aussi à intégrer les outils d’enseignement à distance dans leur manière de travailler.

Adrien Carrière sait que c’est une possibilité, même s’il est loin de l’envisager de gaieté de coeur.

C'est beaucoup plus difficile de développer un rapport avec les élèves ou une connexion avec l'enseignant quand tu n’es pas là en personne, explique-t-il.

Avec les informations de Julien Sahuquillo

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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