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Pénurie de maisons à vendre dans les Comtés unis de Prescott et Russell

Une affiche d'une maison vendue.

Les maisons à vendre se font rare dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Malgré le tableau plutôt pessimiste peint récemment par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) voulant que la pandémie de COVID-19 ait un effet à la baisse sur les prix des maisons au cours des deux prochaines années, certaines régions semblent pour l’instant immunisées, dont les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), dans l'est ontarien.

Un message laissé sur Facebook en lettres majuscules est clair : À LA RECHERCHE DE MAISONS. L’agente immobilière qui en est l'auteure, Dominique Michaud, poursuit en indiquant qu'elle a plusieurs [clients] qui recherchent désespérément une maison dans les secteurs d’Embrun, de Casselman, de Limoges et de Russell.

Portrait de la jeune dame en entrevue à Radio-Canada.

Dominique Michaud est agente immobilière dans l'est ontarien.

Photo : Radio-Canada

Ce phénomène serait principalement attribuable à l’arrivée d’acheteurs, de jeunes familles entre autres, en provenance d’Ottawa. Selon Dominique Michaud, qui se base sur les chiffres publiés par la Société immobilière d’Ottawa, le nombre de nouvelles inscriptions a chuté de façon importante au cours de la dernière année.

En avril 2019 […] 2752 maisons [et condos] ont été [mis] sur le marché [à Ottawa]. En [avril] 2020 [ce sont] 1201. Ça a baissé de 56 %.

Dominique Michaud, agente immobilière

Concurrence féroce entre acheteurs

Résultat : les communautés de l’ouest des CUPR sont devenues, à leur tour, le théâtre d’une concurrence féroce entre les acheteurs. Alexie Burelle, une enseignante, peut en parler en connaissance de cause. La jeune femme de 27 ans vient tout juste d’acquérir un condo dans le village d’Embrun, après une année de recherche.

Un samedi, je suis allée voir [un condo]. Alors que je terminais ma [visite], il y avait déjà deux offres. Le lendemain, une troisième offre est entrée. À ce moment-là, j’ai décidé moi aussi de mettre une offre […]. [En] après-midi, j’ai su que le condo était à moi, raconte-t-elle, sourire en coin.

Portrait de l'enseignante.

Alexie Burelle se compte chanceuse d'avoir mis la main sur une maison.

Photo : Radio-Canada

Le contexte actuel, favorable aux vendeurs, provoque donc une hausse des prix. Des fois [à Embrun] [une] maison, on peut la mettre à 399 000 $. Elle va finir par se vendre à 420 000 $, 425 000 $, ajoute l’agente immobilière Dominique Michaud.

L'est des CUPR loin d'être épargné

Curieusement, cette pénurie de maisons à vendre n’épargne pas non plus les municipalités de l’est des CUPR, dont certaines se trouvent pourtant à plus d’une heure d’Ottawa ou de Montréal. De Plantagenet à Hawkesbury, en passant par Alfred, les agences immobilières sont aussi à la recherche de nouvelles inscriptions.

[Il n’y a] pas beaucoup de maisons de disponibles. Ça fait qu’aussitôt [qu'elles] sortent sur le marché, c’est ridicule comment vite elles se vendent, indique l’agent immobilier Carl Bougie, qui n'a pas eu beaucoup de répit depuis le début de la pandémie.

La situation est telle que de nouvelles propriétés peuvent trouver preneur avant même que le premier coup de pelle ne soit donné. En 10 ans, c’est la première fois que je vois, dans la région ici, des constructions neuves se bâtir [...] et se vendre aussi vite aussi, constate M. Bougie.

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Ottawa-Gatineau

Immobilier