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Décès de Jean St-Louis, meneur de la lutte pour la création de l'école Franco-Cité

Ron et Jean St-Louis

Jean St-Louis, qui était passioné par la photographie, en compagnie de son frère Ronald.

Photo : Courtoisie de la famille

Jean St-Louis, qui a joué un rôle important dans la création de l’école secondaire Franco-Cité à Sturgeon Falls en 1971, est décédé le 21 mai à Ottawa, à l’âge de 65 ans. Il s'est éteint paisiblement, entouré de sa famille.

Son décès a été annoncé jeudi par son frère cadet, Ronald St-Louis. Il décrit son frère aîné comme un musicien, poète, photographe, compositeur et, plus important de tout, époux dévoué, père et grand-père.

Au cours de sa carrière professionnelle, Jean St-Louis a été fonctionnaire et enseignant à Ottawa.

Le legs de Jean a été la défense du patrimoine franco-ontarien, et le dévouement à l'épanouissement de ce patrimoine à travers les générations.

Ronald St-Louis

Ronald St-Louis raconte comment son frère Jean a contribué, grâce à ce dévouement et à son charisme, à la création d’une école secondaire francophone autonome à Sturgeon Falls. Il avait alors 17 ans.

Un élève parle dans un porte-voix devant son école secondaire.

Jean St-Louis en 1971, alors que des élèves de la Sturgeon Falls Secondary School se mobilisent pour perturber les classes.

Photo : Radio-Canada

Des centaines d’élèves francophones s’étaient mobilisés pour cette cause en septembre 1971.

Ronald, qui avait 11 ans à l'époque, croit que son frère a probablement été inspiré par le climat social de la fin des années 1960 et du début des années 1970, alors que les francophones de partout au pays réclamaient plus de droits.

Que ce soit il y a 40 ans ou aujourd'hui, Jean n'aurait jamais cédé un centimètre à ceux qui veulent marginaliser la communauté franco-ontarienne.

Ronald St-Louis

Il souligne aussi l'importance de tous les gens qui ont défendu la francophonie ontarienne avant et après son frère Jean.

Le conseil scolaire refusait alors l'ouverture d'une telle école, rappelle Daniel Cayen, ce qui avait entraîné la mobilisation étudiante.

Jusqu’à ce moment-là, les élèves francophones partageaient une école bilingue, même s’ils représentaient 75 % de la population étudiante.

Des adolescents tiennent une grande bannière sur laquelle on peut lire « Nous voulons notre école ».

En 1971, les élèves francophones de Sturgeon Falls font la grève et manifestent pour revendiquer la création d'une école secondaire francophone distincte.

Photo : Radio-Canada

M. Cayen a fait partie du premier groupe d'élèves de l'école Franco-Cité, en septembre 1972. J'avais 13-14 ans et je voyais Jean St-Louis comme un grand homme.

Lui et plusieurs autres nous ont apporté à ce succès-là.

Daniel Cayen, ancien élève de l'école Franco-cité de Sturgeon Falls

M. Cayen croit que la crise scolaire de Sturgeon Falls a eu impact à travers la province, pour la revendication des droits des Franco-Ontariens, entres autres grâce à Jean St-Louis.

La municipalité de Nipissing Ouest, dont fait partie Sturgeon Falls depuis 1999, compte aujourd’hui environ 65 % de francophones.

Avec les informations de Sophie Houle-Drapeau

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