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La réouverture des lieux de culte en Saskatchewan réjouit les communautés religieuses

Des gens assistent à un concert, assis dans une église.

Les lieux de culte font partie de la liste des établissements qui pourront rouvrir à compter du 8 juin à l'occasion de la troisième phase du plan de relance en Saskatchewan (archives).

Photo : Sean Renwick

Radio-Canada

Les directives à propos de la réouverture des lieux de culte sont toujours en préparation, mais les responsables d’établissements religieux estiment qu’il leur sera possible de rouvrir de façon sécuritaire le 8 juin pour le début de la troisième phase du plan de relance de la Saskatchewan.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a annoncé jeudi que le déconfinement de certains secteurs d’activités se poursuivra si la province réussit à maîtriser la COVID-19 dans les différentes régions d’ici là.

Déjà, sans connaître tous les détails à propos de la réouverture de leur site, des responsables religieux croient qu’ils pourront rouvrir leurs portes de façon sécuritaire en faisant quelques ajustements.

Ils communiquent d’ailleurs régulièrement avec le gouvernement pour étudier les options qui s’offrent à eux en prévision du 8 juin, comme l’a aussi mentionné Scott Moe, jeudi, lors du point de presse de la province.

Nous pourrions rouvrir en toute sécurité, mais il y aura beaucoup de choses à penser lorsque nous recommencerons les services en personne, affirme Rodney Cox, un pasteur de l’église Living Faith, située à North Battleford.

Nous pourrions limiter le nombre de personnes qui se rendent dans notre église tout en gardant une distance adéquate [entre les personnes], poursuit-il.

Pour sa part, Abdullah Patel un membre de l’Association islamique de la Saskatchewan, souligne que les membres de sa communauté seront enthousiastes de pouvoir reprendre les services en personne à la mosquée de Saskatoon, qui a été complètement fermée au cours des dernières semaines.

Il y a une connexion avec le lieu de culte, c’est un sentiment très spirituel et c’est un sentiment de communauté et de convivialité. C’est très difficile de reproduire ça en ligne, indique-t-il, tout en rappelant que son groupe a travaillé en coulisses avec le gouvernement pour trouver les meilleures pratiques à établir dans les lieux de culte.

Il mentionne que les établissements ont d’ailleurs déjà été mis au courant que les rassemblements qui accueillaient auparavant jusqu’à 1000 personnes devront inévitablement être plus petits.

Des musulmans sont courbés dans une salle de prière.

La communauté musulmane attend avec impatience la réouverture de la mosquée de Saskatoon, selon Abdullah Patel (archives).

Photo : Radio-Canada

Besoin de soutien

La décision d’autoriser la réouverture des lieux de culte sous certaines conditions est aussi saluée par les pasteurs, qui soutiennent que leur communauté a été isolée depuis le début de la pandémie.

L’église est un lieu de guérison spirituel pour beaucoup de gens. À la fin de cette pandémie de COVID-19, de nombreuses personnes seront bouleversées émotionnellement, note Jide Oyetuga, pasteur à la Redeemed Christian Church of God, à Saskatoon.

Il comprend toutefois qu’il faudra limiter la taille des rassemblements dans les lieux de culte pour empêcher que le virus ne se propage rapidement à travers la communauté.

De son côté, le pasteur Robert Jackson, qui s’est occupé récemment des services en ligne pour l’église Victory, à Prince Albert, attend toujours de pouvoir rouvrir les portes du bâtiment qu’il loue pour tenir des rassemblements, puisqu’il appartient à la Municipalité.

Il admet tout de même que l’isolement a des répercussions importantes sur la santé mentale.

Nous devons être en mesure de nous réunir de nouveau [...] Ça ne signifie pas que nous allons serrer les autres dans nos bras ou nous serrer la main comme nous le faisions avant, mais nous devons nous réunir pour avoir l’impression de faire partie d’une communauté, explique-t-il.

L'intérieur d'une l'église.

Toutes les directives à propos de la réouverture des lieux de culte n'ont pas encore été dévoilées, mais les responsables des établissements religieux estiment qu'ils pourront respecter les consignes de santé publique.

Photo : Courtoisie Parvis Saint-Germain

Logistique

Il peut cependant être difficile de maintenir une distance de 2 mètres entre les personnes lorsqu’elles participent à des activités de groupe ou à des repas dans les lieux de cultes.

Aux États-Unis, des établissements religieux ont été associés à des éclosions de COVID-19, et certains d’entre eux ont été contraints de fermer leurs portes peu de temps après leur réouverture.

Nous avons vu à d’autres endroits où il y a beaucoup de chants, par exemple, qu’il doit y avoir une plus grande distance entre les personnes, parce que parler, chanter, crier ou pleurer augmente les risques de transmission [du virus], affirmait jeudi le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab.

Les responsables religieux ont le plus grand intérêt à faire en sorte que leur communauté soit en sécurité, a-t-il ajouté.

Avec les informations d’Alicia Bridges

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