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Confinés en vacances : les longs séjours ont la cote en Gaspésie

Le rocher Percé.

Les Québécois réservent plusieurs nuitées dans les sites d'hébergement de Percé (archives).

Photo : Carolann Gravel-Tremblay

Radio-Canada

Même si le plan de Québec concernant la saison touristique estivale se fait toujours attendre, les Québécois commencent déjà à réserver leur séjour en Gaspésie. En contexte de pandémie, une tendance semble émerger : celle des longs séjours.

Officiellement, on ne sait même pas encore si les gens vont être autorisés à voyager en tant que touristes, mais les gens prennent quand même des réservations, donc ils ont l'intention de venir, le désir est là, constate le propriétaire de l'auberge Au pic de l'aurore, à Percé, Jean-François Gagné.

Il remarque également que les clients réservent davantage de nuitées qu'à l'habitude.

Il y a eu des annulations, c'est sûr, mais c'est remplacé rapidement par d'autres réservations. Même en fin de semaine, ç'a été assez actif au niveau des réservations, des séjours un peu plus longs, des trois-quatre jours alors que ce que j'avais perdu c'était des un-deux jours, indique M. Gagné.

Les gens vont préférer avoir à déménager d'un hôtel à l'autre le moins souvent possible, donc ils vont préférer faire de plus grandes distances, rester plus longtemps, faire leur cuisine eux-mêmes et retourner directement chez eux. Continuer le confinement, mais comme touriste!

Jean-François Gagné, propriétaire de l'auberge Au pic de l'aurore

S'il se réjouit de cet intérêt, M. Gagné lance toutefois un appel au calme sur les réseaux sociaux, où les commentaires disgracieux à l'égard des visiteurs sont nombreux.

Ça dérape même pas juste à cause des touristes, ça dérape de façon générale entre les citoyens, entre voisins. C'est pas vrai qu'on va arrêter, nous, Gaspésiens, d'aller à Québec ou Montréal deux trois fois par année et qu'on ne laissera pas les gens de Québec venir ici. Ça marche dans les deux sens, souligne-t-il.

L'aubergiste souligne que les Québécois devront apprendre à vivre avec le virus et que la saison touristique est essentielle pour la région.

Au niveau économique, à cause de la limitation de la clientèle, on va avoir un été qui va osciller entre 25 et 50 % de notre clientèle habituelle, donc ce ne sera pas fort. Si la COVID-19 continue, le gouvernement ne pourra pas soutenir l'économie, et si les gens résistent à ce qu'on ait une activité économique normale cet été, on va étouffer, prévient M. Gagné.

Avec les informations de Bruno Lelièvre

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