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Un répit-poussette pour permettre aux parents de souffler un peu

Deux femmes se tiennent debout autour d'une poussette.

Isabelle Dubé désinfecte la poussette avant la promenade.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Les parents qui ont besoin d'un moment de répit peuvent désormais compter sur une intervenante de la Maison des familles de Baie-Comeau pour promener leur enfant de 18 mois et moins en poussette pendant une heure ou deux.

C'est la pandémie qui a poussé l'organisme à se renouveler et à offrir ce nouveau service depuis une semaine.

En temps de pandémie, le répit-poussette est devenu une alternative intéressante pour la Maison des familles, dont les activités ont été complètement chamboulées. Le parent et la marcheuse se donnent rendez-vous dehors pour effectuer l'échange. L'employée qui prend la poussette la désinfecte d'abord.

Le moins de contact possible avec le bébé. Le bébé n'est pas à l'intérieur, il est dehors en plus. Il prend l'air. C'est gagnant des deux côtés, je pense.

Isabelle Dubé, intervenante de proximité à la Maison des familles de Baie-Comeau

Les parents ne laissent pas leur enfant à n'importe qui. Quand elle n'est pas derrière une poussette, l'éducatrice spécialisée Isabelle Dubé vient en aide aux parents qui se tournent vers la Maison des familles pour différents services.

Selon elle, il ne faut pas se sentir coupable de s'accorder un moment sans son bébé, que ce soit pour aller faire des courses, un rendez-vous ou juste prendre du temps pour soi.

Isabelle Dubé debout derrière une poussette.

Isabelle Dubé se fait un plaisir de promener les bébés en poussette.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Un congé de maternité en confinement

Annick Landry a été l'une des premières à bénéficier du répit-poussette. Même si elle est en congé de maternité après la naissance de Ian, son bébé de presque huit mois, elle est loin de se sentir reposée depuis deux mois.

Le confinement a transformé son quotidien. Complètement tomber à la maison comme ça pendant huit semaines... Mon chum faisait du télétravail. J'ai un ado de 13 ans aussi. On est dans un cinq et demi, énumère-t-elle.

Les moments de repos ou de socialisation d'Annick ont presque tous disparu.

Annick Landry en entrevue à l'extérieur devant un jardin communautaire.

Annick Landry trouve son congé de maternité moins reposant depuis le début du confinement.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Avant que tout ça commence, on était pas mal actifs. On allait à la Maison des familles, on se promenait, j'avais des cours, toutes sortes de choses.

Annick Landry

Depuis le début de la crise sanitaire, les siestes de Ian sont moins fréquentes, ce qui épuise parfois sa maman. Aussitôt que j'étais en déplacement, jeune homme dormait. [...] Ça me donnait du temps de répit dans le fond, où lui dormait à l'extérieur de la maison, où je voyais des gens, explique Annick.

Le répit-poussette lui a redonné de l'énergie. Ça m'a permis de relaxer, de faire complètement autre chose, de sortir de mes bottes de maman à temps plein, dit-elle.

Pendant son moment à elle seule, Annick a pu découvrir son nouveau lopin de terre au jardin communautaire. Elle a réussi à se détendre en sachant que son fils était entre bonnes mains. Le fait que ce sont des gens de la Maison des familles, ça nous met en confiance, dit-elle.

Le petit Ian, de son côté, a semblé apprécier sa balade, même s'il n'a pas beaucoup regardé le paysage.

Ian est resté endormi tout le long de sa balade en poussette.

Ian est resté endormi tout le long de sa balade en poussette.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

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