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Une semaine de travail de quatre jours pour relancer la Colombie-Britannique?

Une randonneuse assise en haut d'une montagne regarde le paysage.

L'idée d'une semaine de travail de quatre jours est évoquée.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Alors que les provinces et les pays du monde s’affairent à relancer leurs économies, certains élus, notamment en Colombie-Britannique, proposent une semaine de travail de quatre jours comme moyen d'aider à générer des dépenses touristiques locales.

La première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, recommande une semaine de travail comprimée comme moyen d'encourager davantage de voyages durant la fin de semaine à l'intérieur du pays, où environ 60 % du tourisme est intérieur.

C'est une idée très intéressante qui devrait être envisagée, dit la députée de Cowichan Valley et candidate à la chefferie du Parti vert, Sonia Furstenau, qui milite depuis longtemps pour une semaine de travail plus courte.

Il s'agit d'un exemple de flexibilité auquel le gouvernement doit réfléchir en période de relance post-COVID-19, selon cette dernière. La pandémie pourrait servir d’élément déclencheur à l'implantation de saines habitudes à long terme, espère-t-elle.

La députée des verts Sonia Furstenau en conférence de presse devant l'assemblée législative.

La leader parlementaire à l'Assemblée législative, Sonia Furstenau, vise la direction du Parti vert.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Par contre, elle ne souhaite pas de politique obligatoire, mais suggère plutôt que le changement soit mené par les employeurs. Le gouvernement pourrait toutefois jouer un rôle d’influenceur et encourager les entreprises à y réfléchir. Il pourrait y avoir des incitatifs offerts par les gouvernements fédéral ou provincial.

Le ministre du Travail, Harry Bains, n'envisage pas d'en faire une loi. Je laisserai ça aux entreprises et aux travailleurs de la Colombie-Britannique.

Beaucoup d'employés ont déjà des horaires de travail différents, certains travaillent quatre jours par semaine, d'autres ont des heures échelonnées, rappelle Harry Bains. Au bout du compte, notre gouvernement veut s'assurer d'appuyer les entreprises et leurs initiatives.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Certains membres du milieu des affaires n'accueillent pas favorablement cette idée, surtout si elle leur est imposée. Ça n'a aucun sens pour les entreprises qui ont vu leurs revenus baisser ou s'effondrer, soutient le directeur des politiques du Conseil entrepreneurial de la Colombie-Britannique, Jock Finlayson.

La Colombie-Britannique n'est pas la Nouvelle-Zélande, plaide Jock Finlayson. Une semaine de travail obligatoire de quatre jours, surtout si elle n'est pas accompagnée de réductions salariales proportionnelles, augmenterait les coûts pour les employeurs dans tous les secteurs.

Un kayak de mer double est situé sur une plage.

L'industrie du tourisme de la Colombie-Britannique est un moteur important de son économie.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Aucune certitude

Selon le directeur général de l'Association touristique de la Colombie-Britannique, Walt Judas, le concept est intéressant, mais ne garantit pas de retombées pour son industrie.

Si les gens se déplacent, cela pourrait aider certaines petites communautés, dit Walt Judas. Or, ils pourraient aussi choisir de rester à la maison, ou encore faire des activités qui sont gratuites, faire une randonnée, par exemple, ce qui n'aide pas nécessairement l'industrie du tourisme.

Avec les informations de Tanya Fletcher

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