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Un masque biodégradable est à l'essai à l'UBC

Un homme montre deux types de masques à l'essai.

Les chercheurs doivent encore trouver la bonne recette pour les matériaux.

Photo : Université de la Colombie-Britannique / Paul Joseph

Des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont conçu un masque en fibre de bois biodégradable et espèrent en produire à l'échelle industrielle.

Le masque est baptisé Can-Mask pour souligner son origine canadienne. Il a été élaboré par l'institut BioProducts de l'UBC, qui conçoit des objets durables et renouvelables dans le but de réduire l'empreinte carbone de la société et la pollution au plastique.

Le directeur scientifique de l'institut, Orlando Rojas, assure que le masque peut être fabriqué à partir de différentes de fibres de bois : pin, épicéa, cèdre et d'autres conifères. Même le papier recyclé pourrait servir de fibre, assure-t-il.

La matière n'est pas chère, elle est abondante, accessible, durable et biodégradable.

Orlando Rojas, directeur scientifique de BioProducts Institute

Un prototype de masque est muni d'un filtre N95, tandis qu'un autre est équipé d'un filtre conçu localement. L'équipe universitaire cherche encore la bonne recette pour produire un masque qui soit à la fois solide et souple pour s'adapter au visage de l'usager, tout en faisant barrage au coronavirus.

Une femme porte un masque en papier.

Les chercheurs essaient encore plusieurs prototypes.

Photo : Université de la Colombie-Britannique

Le professeur Rojas pense que la Colombie-Britannique est l'endroit idéal pour produire ce genre de masque parce que la foresterie et la transformation du bois occupent une part importante de l'économie de la province.

Avant la crise de la COVID-19, le Conseil des industries forestières de la Colombie-Britannique estimait que le secteur forestier employait 140 000 personnes et générait 4 milliards de dollars de revenus par an. Malgré cela, le secteur était déjà en difficulté.

Nous devons ajouter de la valeur à la fibre de bois, dit Orlando Rojas. Ceci n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Ce que nous tentons de créer ici, c'est la bioéconomie circulaire du futur.

Orlando Rojas, directeur scientifique de BioProducts Institute

Le chercheur reconnaît toutefois que le masque biodégradable doit encore répondre aux réglementations sanitaires et industrielles, puis être présenté à Santé Canada pour être validé.

Cela pourrait prendre plusieurs mois, dit-il.

Avec les informations de Jon Hernandez

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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