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Malgré le feu vert, certains camps hésitent à ouvrir leurs portes

Des enfants jouent et un couple danse au parc Zaryadye, à Moscou, alors que le soleil se couche.

Le gouvernement du Québec a annoncé, jeudi, l’ouverture des camps de jour à partir du 22 juin.

Photo : Radio-Canada / Alexei Sergeev

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a annoncé, jeudi, l’ouverture des camps de jour à partir du 22 juin. Toutefois, la mise en place de nouvelles mesures sanitaires, l’établissement de nouveaux ratios par moniteur, sans compter les problèmes de recrutement de la main d’oeuvre, certains camps hésitent à ouvrir. D’autres prennent même le choix difficile de ne pas ouvrir.

C’est le cas des propriétaires de Vertige Escalade de Sherbrooke qui ont pris la décision d’annuler les camps de jour prévus cet été. Le copropriétaire, Jean-Martin Cyr, souligne que ce sont les mesures strictes exigées par la santé publique en raison de la COVID-19 qui compliquent la donne. C’est très difficile aujourd’hui de se positionner et de prendre des décisions d’affaires face à ça, lance-t-il.

Avec les ratios réduits, M. Cyr croit qu’il va falloir plus de moniteurs dans les camps de jour et le recrutement peut être un enjeu, selon lui. Surtout que les étudiants, source principale de main-d’oeuvre dans les camps de jour, bénéficieront de la Prestation canadienne d'urgence (PCU). Il y a plusieurs étudiants qui bénéficient aujourd’hui de la PCU et qui ne sont pas très chauds à l’idée de venir travailler pour un salaire moindre, regrette-t-il.

Du côté du ranch Massawippi, situé à Roxton Pound, près de Granby, on se dit prêt à ouvrir le camp de jour pour les enfants cet été, malgré toutes les nouvelles mesures qui devront être mises en place. Oui, ça va prendre du personnel. Mais on en a qui sont déjà embauchés depuis un bout de temps, fait savoir Guy Mercier, propriétaire et directeur général du camp.

Guy Mercier, propriétaire et directeur général du ranch Massawippi.

Guy Mercier, propriétaire et directeur général du ranch Massawippi.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Des faillites à prévoir

Même s’il pense réussir à passer à travers M. Mercier concède que ça ne sera pas le cas pour tout le monde. Il soutient par ailleurs l’initiative de l'Association des camps du Québec qui demande des gouvernements une aide financière pour aider leurs membres.

Les ratios d’encadrement ont été coupés de 30 à 50 % en fonction des groupes d’âge. Ça laisse entendre qu’on doit doubler le personnel d’animation ou optimiser le volume de locaux rendus disponibles pour opérer. Alors les pertes encourues par les membres de notre organisation sont majeures, souligne Éric Beauchemin, directeur de l'Association des camps du Québec.

Il y a un très grand péril si on n’a pas un soutien d’urgence.

Éric Beauchemin, directeur de l'Association des camps du Québec

Sans cette aide financière, Éric Beauchemin estime que plus de la moitié des camps devront fermer cet été dans la province et que 21 % de ceux de l’Estrie feront faillite s'ils ne peuvent ouvrir leurs portes en juin prochain.

On est un milieu qui souhaite offrir ce service. On le prépare toute l’année, poursuit-il.

En ce qui a trait aux camps de vacances, où les enfants dorment sur place, leurs activités ne pourront pas reprendre avant l'été 2021, a fait savoir le gouvernement Legault par communiqué en début d'après-midi, jeudi.

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