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Des inscriptions limitées ou annulées dans les camps de jour de l’Abitibi-Témiscamingue

Des enfants marchent dans un parc avec leurs sacs à dos.

Le ratio d'enfants par animateur sera réduit. (archives)

Photo : Radio-Canada

Les camps de jour seront autorisés dès le 22 juin au Québec, ce qui ne veut pas dire que ceux-ci seront offerts partout en Abitibi-Témiscamingue cet été.

Les enfants seront moins nombreux dans un groupe, ils devront garder une distance de 2 mètres et suivre plusieurs mesures d’hygiène.

À Val-d’Or, la Ville soutient que le programme d’Été en fête sera offert, mais qu’avec l’application des mesures d’hygiène accrues, la formule sera différente.

La Ville de Senneterre étudie la question sur la tenue ou non d'activités cet été et les élus de Rouyn-Noranda prévoient prendre une décision lors de la séance du conseil de lundi prochain.

C’est le même scénario à Ville-Marie, où la Ville n’a pas reçu la subvention salariale demandée chez Emploi d’été Canada pour les emplois étudiants, selon Manon Gauthier, directrice loisir et sport.

Les élus de Ville-Marie, St-Bruno-de-Guigues, Fabre et Duhamel-Ouest font partie d’une entente pour les services de camps de jour. Ils évalueront la situation au cours des prochains jours.

Cette année la monitrice va devoir être présente dès l’arrivée jusqu’à ce que l’enfant quitte le camp de jour. Avant on pouvait faire des variations dans l’horaire des animatrices, mais là c’est une animatrice avec son groupe d’enfant du début à la fin. Ça fait de plus longues journées, précise Manon Gauthier en parlant des nombreuses consignes à inclure dans la planification.

La directrice loisir et sport à Ville-Marie soutient que s’il y a un camp de jour offert, les places seront restreintes, mais qu’il n’y aura pas d’augmentation de tarifs. On pense aux parents qui ont peut-être fait du chômage et qui ont la chance de travailler cet été, on veut leur faciliter la vie, ajoute-t-elle.

Lors de la conférence de presse quotidienne de jeudi, le premier ministre François Legault a mentionné qu’il est possible que le gouvernement du Québec doive aider les municipalités pour s’assurer que tous les enfants qui veulent aller à un camp de jour puissent y aller.

ONBL

L’organisme à but non lucratif Technoscience Abitibi-Témiscamingue a annoncé sur son site web il y a quelques jours que le camp scientifique des Débrouillards qui se tient normalement dans quatre villes de la région est annulé.

Éric Beauchemin, directeur général de l’Association des camps du Québec, rappelle que 75% des sites de camps de jour sont opérés par des organismes à but non lucratif ou des entreprises privées.

Il reste une portion importante à attacher pour nos organisations en termes de support financier pour doubler le volume d’embauche, diminuer de moitié les ratios d’encadrement, le défi est de taille, dit-il. Éric Beauchemin souhaite que le gouvernement du Québec offre aussi un soutien à ces organismes.

Adapter les jeux

Les activités devront principalement se tenir à l’extérieur et les enfants ne pourront se rassembler à leur arrivée et leur départ comme à l’habitude.

Plusieurs camps avaient des spécialités, certaines spécialités vont quand même pouvoir avoir lieu, d’autres, on attend des nouvelles de fédérations sportives par exemple, parce qu’il n’y a rien pour la gymnastique, pour le soccer, ce n’est pas encore sorti. Au fur et à mesure, on va devoir s’adapter avec les mesures de chacune de ces fédérations-là, explique Lisyane Morin, conseillère en loisir chez Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue.

Elle accompagne les municipalités et organismes dans l’application des nouvelles mesures, tout en rendant la programmation intéressante pour les enfants. L’Association des camps du Québec a déjà une application qui s’appelle PeP Ton JEU, dit-elle. L’application va avoir prochainement un filtre pour des activités spéciales COVID. Des activités qui respectent la distanciation sociale.

Recrutement

Un animateur pourra s’occuper d’un groupe de 4 enfants âgés de 3 et 4 ans. Un moniteur accompagnera 5 enfants âgés de 5 et 6 ans ou 7 enfants de 7 et 8 ans.

Il y a aussi un enjeu de recrutement d’animateurs. Qui dit ratio moins élevé, dit plus d’animateurs. On était déjà en contexte de pénurie dans certains milieux. C’est un volet qui va être à prendre en considération pour chaque municipalité individuellement et chaque organisme, ajoute Lisyane Morin.

Le premier ministre François Legault a lancé un appel aux adolescents pour les inviter à devenir moniteurs et monitrices cet été.

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